A trop vouloir ressembler aux start-ups technologiques, les FinTech pourraient bien mettre à fin à leur révolution plus rapidement et plus mal que prévu… Une contradiction dans le financement des FinTech face à celui des start-ups technologiques pourrait bien se terminer par une révolution avortée. Tel est l'avertissement lancé par le vétéran J. Christopher Flowers (photo d'entête), CEO de J.C. Flowers & Co., société d'invetissements spécialisée dans l'industrie des services financiers.

Une voix dissonante dans le monde des start-ups

Interrogé par le Wall Street Journal, le point de vue de J. Christopher Flowers apparaît comme une voix dissonante dans le flux incessant des éloges qui submerge les FinTech, les start-ups de la finance. Pourtant, de son regard exercé il pointe une contradiction stratégique fondamentale : une FinTech n'est pas une start-up technologique ! De l'expérience de la Silicon Valley, il rappelle qu'une start-up technologique doit « grossir rapidement, dominer son secteur, et terminer sur un effet de réseau ». Mais dans le domaine financier, « cette idée est non seulement fausse, elle est très dangereuse ». Et de rappeler l'un des plus anciens adages dans le métier de la finance : « le prêteur qui pousse vite est un prêteur avec de futures pertes ». Pour résumer, le modèle technologique IT n'est pas le modèle de la finance. Cela doit être intégré à celui des start-ups de la finance, les FinTech. Faute de quoi ces dernières seraient condamnées ! Rappelons qu'aux Etats-Unis pour une réussite, 9 start-ups sur 10 sont condamnées à disparaître. Une voix dissonante, donc, mais à méditer.

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