Si l’Internet des objets, ou IoT, commence à être plus largement connu et déployé par les entreprises, les chercheurs évoquent déjà un nouveau type d’environnement, avec ses applications propres : l’Internet des nano-things.

Avec la miniaturisation de plus en plus grande des composants électroniques, depuis les capteurs jusqu’aux batteries, le monde de la recherche commence à parler d’Internet des nano-things. Le concept a été introduit par Ian Akyildiz and Josep Jornet dans un article de recherche intitulé « L’Internet des Nano-Things ».

Ce type d’environnement repose sur des nanomachines connectées, dont la taille se situe dans une fourchette allant de 1 à 100 nanomètres (un nanomètre représentant un milliardième de mètre). Invisibles pour l’œil humain, ces systèmes à l’échelle moléculaire sont capables d’interagir avec leur environnement et de mesurer celui-ci grâce à des nanocapteurs.

Les applications médicales, champ d’application privilégié pour l’IoNT

Ces nano-objets connectés permettent d’envisager de nouvelles applications, en allant collecter des données là où jusqu’à présent c’était impossible. Le secteur médical est parmi les premiers à s’intéresser au sujet, en envisageant par exemple des nanodispositifs de dialyse pour les patients en état d’insuffisance rénale. De manière générale, beaucoup d’applications concernent la bioingénierie, avec des usages comme la surveillance de l’environnement, l’agriculture de précision ou encore la filtration de l’eau, afin de rendre celle-ci propre à la consommation.

Ces applications sont actuellement dans leur petite enfance. Les nanodispositifs devront être adaptés pour tenir compte des challenges propres à l’IoT, comme la communication ou l’optimisation de la consommation en énergie.

Des challenges propres aux nanoréseaux

La mise en place de tels dispositifs suppose également l’existence de nanoréseaux, capables de capter des données sur des fréquences de l’ordre du Terahertz. Des travaux en cours sur des émetteurs radio à base de graphène montrent que ces réseaux sont possibles en théorie. Il faudra cependant tenir compte de certaines contraintes spécifiques, comme les champs électromagnétiques émis par l’organisme.

Source : Internet of Nano-Things, Things and Everything: Future Growth Trends, par Mahdi H. Miraz, Maaruf Ali, Peter S. Excell et Richard Picking.

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