Une récente étude réalisée par le Nemertes Research Group s’est penchée sur les résultats obtenus par différents types de projets autour de l’Internet des Objets (IoT). Si certains cas d’usage se distinguent par des réussites plus fréquentes, la maturité des organisations en matière d’IoT est également un facteur clef pour le succès.

Pour cette enquête, plus de 400 organisations dans le monde ont été interrogées. Le cabinet de recherche a identifié neuf grandes catégories d’initiatives IoT :

  • La traçabilité des biens et des matériaux
  • La surveillance de la santé des équipements
  • La surveillance de la santé des êtres vivants, humains ou animaux
  • La gestion des capacités (salles de réunion, lignes de production…)
  • La surveillance de l’environnement (en extérieur ou au sein des bâtiments)
  • La télésurveillance et audio surveillance
  • La réalisation d’actions de précision (en association avec la robotique)
  • La gestion de l’expérience du client
  • Les machines contrôlables à distance (notamment les drones)

Parmi ces grandes catégories de projets, la plus fréquemment rencontrée concerne la traçabilité, tandis que la moins déployée est la surveillance des équipements.

Les meilleurs projets IoT présentent des bénéfices importants et mesurables

Pour être en mesure de déterminer les projets les plus réussis, le cabinet de recherche a classé ces derniers en fonction des résultats obtenus. Le premier tiers a été retenu comme seuil pour déterminer le succès d’une initiative. Afin d’en faire partie, les projets doivent avoir permis de générer au moins 2,5 millions de dollars US de revenus, d’économiser 1,25 millions US$ ou d’améliorer les processus métiers d’au moins 36%.

La gestion de la capacité en tête des cas d’usage les plus rentables

A l’issue de cette analyse, les auteurs ont identifié deux catégories d’initiatives qui rencontrent plus souvent le succès : la gestion des capacités (17% de succès, 9% de résultats décevants) et la surveillance de la santé des machines (18% de succès contre 14% de projets mitigés). En revanche, la traçabilité (36% de déceptions contre 24% de succès), la surveillance environnementale (11% de réussites, 14% d’échecs) et le suivi de l’expérience client (8,5% de succès, 12% de projets peu probants) sont plus fréquemment en deçà des attentes.

Commencer par acquérir de l’expérience sur des cas d’usage simples

Le cas d’usage n’explique pas tout, et ne détermine pas à lui seul le succès ou l’échec d’un projet. En effet, l’enquête a également constaté que les organisations avec le plus d’expérience dans l’IoT étaient celles qui réussissaient le mieux. Cela confirme une chose : pour réussir, il est préférable de démarrer sur des projets simples. Les organisations peuvent ensuite exploiter l’expérience acquise dans des projets plus ambitieux, notamment ceux combinant l’IoT à d’autres technologies, comme la robotique ou les applications analytiques avancées.

Source : IoT Agenda, Nemertes Research

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