Selon une enquête de Forbes insight pour Accenture, Avanade et Microsoft, l’adoption de l’intelligence artificielle dans les entreprises s’accélère, portée par des cadres dirigeants convaincus de sa valeur.

Plus de 92% des haut managers reconnaissent la valeur d’une stratégie d’intelligence artificielle (IA) globale, d’après les résultats de cette enquête menée auprès de 305 décideurs. Néanmoins, seulement la moitié d’entre eux possèdent une bonne vision des technologies et de leurs applications pratiques.

Les gains de l’IA de mieux en mieux compris

Les entreprises interrogées sont en train de se préparer à la transition. 85% des dirigeants sont ainsi prêts à y consacrer des ressources, 87% d’entre eux estimant que l’IA a un rôle important pour les aider à atteindre leurs objectifs métier.

« La collaboration entre humains et machines présente un fort potentiel pour développer de nouvelles formes d’intelligences et les appliquer aux problèmes rencontrés par les entreprises et la société », souligne Athina Kanioura, directrice Analytics chez Accenture.

Selon l’étude, la majorité (81%) des entreprises qui s’engagent activement sur cette trajectoire ont vu leur croissance augmenter de plus de 10% au cours de l’année passée, contre 36% seulement de celles qui traînent des pieds. Plus de la moitié de ces leaders de l’IA ont même atteint 20% de croissance.

L’adhésion des employés est un facteur de succès essentiel des projets d’IA. Chez les leaders, 72% des salariés sont enthousiastes, contre 17% seulement chez les retardataires.

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La culture des données se répand, malgré la persistance de freins

L’une des clefs pour réussir est de parvenir à faire bon usage de ses données. 36% des entreprises interrogées ont indiqué avoir pratiquement numérisé toutes leurs données et faire un usage intensif des applications analytiques. 45% s’estiment également proches de ce niveau. Enfin, 60% des répondants témoignent d’une culture forte autour de la pertinence des données.

Cependant, cette ambition se heurte encore fréquemment à des difficultés : seuls 47% des répondants estiment par exemple avoir un processus de gestion des données robuste. Plus de la moitié des sondés ont du mal à intégrer plusieurs sources de données. 49% n’arrivent pas à établir des priorités pour les données. Enfin, pour 48%, le choix des données à collecter est en lui-même un défi.

Un besoin de compétences en éthique

L’étude révèle également une préoccupation grandissante envers les enjeux éthiques autour de l’IA et du big data, notamment la lutte contre d’éventuels biais et la protection de la vie privée. Pour 52% des managers, les entreprises doivent être transparentes l’usage qu’elles font des données, aussi bien vis-à-vis des consommateurs que des profils non techniques. Pourtant, seules 33% des entreprises se conforment actuellement à cette exigence. 47% des répondants pensent également que les systèmes d’IA doivent être conçus de façon à être centrées sur l’humain.

De nouveaux métiers apparaissent pour concevoir et gérer ces systèmes IA éthiques. 45% des sondés évoquent ainsi le besoin d’analystes, des profils capables d’expliquer l’IA de manière transparente et d’évaluer ses résultats. 58% soulignent aussi l’importance d’entraîner les algorithmes et analyses afin de réduire les biais. 25% pensent enfin que les entreprises devraient embaucher des spécialistes de l’éthique : un futur débouché pour les étudiants en philosophie ?

Source : étude Forbes insights pour Accenture, Avanade et Microsoft « Human AI is Here »

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