Aujourd’hui, dans le microcosme des DSI, l’infrastructure software-defined (ou infrastructure définie par logiciel) est sur toutes les lèvres. Mais s’il est facile de se laisser porter par le battage médiatique, il est quasiment impossible de mettre en place ce type de technologies de pointe sans avoir au préalable étudié les solutions les plus adaptées à l’environnement et à l’activité propre de son entreprise.

Dans le monde du software-defined, l’infrastructure est virtualisée : elle est donc proposée en tant que service. Dans ce cas de figure, la gestion et le contrôle du réseau, du stockage et du data center sont automatisés à l’aide de logiciels intelligents en lieu et place des composants matériels de l’infrastructure. Si cette définition est parfaitement identique à celle du cloud privé, le data center software-defined offre cependant des avantages supplémentaires en termes d’agilité, d’automatisation, de gestion centralisée et d’évolutivité.

À l’ère de l’immédiateté et du tout, tout de suite, le DSI se doit d’assurer la satisfaction des équipes et des clients. L’option software-defined permet ainsi de proposer des applications et des données aux utilisateurs et collaborateurs en l’espace de quelques heures plutôt que d’avoir à attendre des mois. Néanmoins, il ne suffit pas d’investir dans la bonne technologie pour se lancer dans l’adoption d’un data center software-defined. Pour réussir sa transformation, il est indispensable de la planifier minutieusement et d’obtenir le soutien de la direction de l’entreprise.

Infrastructure software-defined : les clés de la réussite

Si de nombreux facteurs entrent en jeu dans la mise en place d’une infrastructure software-defined, il existe cependant trois éléments incontournables à prendre en compte. Premièrement, les connaissances théoriques. Il est bien entendu impossible de prendre une décision éclairée sans avoir fait des recherches au préalable. Dans un secteur en perpétuelle évolution et afin d’être en mesure  de démêler le vrai du faux face à la multitude de discours alarmistes, ces recherches en amont sont indispensables à tout DSI qui souhaite comprendre les solutions qu’il acquiert et savoir exactement dans quel but. Suite à cette première phase d’appréhension, le DSI pourra ensuite choisir un partenaire de confiance expérimenté qui saura lui suggérer les solutions les plus adaptées à l’environnement unique de son entreprise.

Vient ensuite le sujet de la dépendance d’application. Épineuse question que d’en connaitre l’entièreté et l’utilisation logicielle qui est faite au sein de l’entreprise. A cette étape, il est crucial d’impliquer les divisions métier afin de connaitre leurs besoins spécifiques et ainsi penser le projet en collaboration avec eux. Ce qui aura pour avantage non seulement de construire un projet plus efficace, mais aussi plus facilement adoptable par les collaborateurs une fois en place.

En dernier lieu, il est impossible de ne pas diffuser l’information à toute l’entreprise et faire en sorte d’obtenir l’adhésion de l’ensemble des salariés. Après avoir obtenu le soutien des divisions métier, le DSI doit nécessairement prendre en compte la culture organisationnelle de l’entreprise dans laquelle il évolue. Il s’agit ici de se mettre à la place des utilisateurs finaux. De quels éléments ont-ils besoin pour travailler efficacement ? Quels sont les problèmes les plus courants à l’heure actuelle et a contrario, ce qui fonctionne bien ? Même avec la meilleure technologie du marché, difficile d’aller plus loin si le reste de l’entreprise ne s’implique pas dans cette initiative de changement.

Communication et planification pour une transformation réussie

Les postes de travail virtuels illustrent parfaitement l’importance de la planification. Si les changements technologiques jouent un rôle clé, comme dans beaucoup de projets de changements, la communication est sans doute le facteur décisif. Il est donc essentiel de communiquer aux équipes les avantages de cette nouvelle infrastructure. Il serait bien optimiste, ou naïf, de penser que l’ensemble des équipes adopteront cette nouvelle solution malgré ses avantages si aucune pédagogie auprès des équipes n’a été prévue en amont.

De nombreux exemples du quotidien nous montrent que le succès de toute mutation IT est intrinsèquement lié à la  planification préalable et aux échanges avec les divisions métier. Sans quoi, gare à la déconvenue et au gâchis de ressources.

Par Pierre-Yves Albrieux, Country Manager France, SUSE

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