Dans les entreprises françaises, beaucoup reste à faire en matière de modernisation des postes de travail, comme le révèle une étude réalisée pour Citrix en 2019 auprès des travailleurs français. Néanmoins, de par la diversité des profils parmi les salariés, les employeurs doivent veiller à accompagner la transition.

Pour cette enquête, réalisée par OnePoll pour le compte de Citrix, 1000 salariés français, tous secteurs confondus, ont été interrogés sur leur usage des terminaux informatiques dans leur environnement professionnel.

Des degrés d’appétence très divers par rapport aux nouvelles technologies en général

Premier constat, moins d’un répondant sur deux pense que l’adoption des nouvelles technologies est indispensable au bon fonctionnement de l’entreprise. Un tiers des sondés se montre plus sceptiques, estimant que si les technologies contribuent souvent à l’amélioration de la productivité, elles ne doivent pas être une fin en soi. Enfin, pour 19% de salariés, les technologies représentent davantage une source de difficultés que de bénéfices.

Le niveau d’intérêt par rapport aux technologies varie fortement selon les profils, plutôt technophiles ou inversement, nettement technophobe. Ainsi, dans le contexte d’une discussion sur les environnements de travail, un salarié sur cinq ne peut s’empêcher de recommander des applications qu’il juge meilleures, deux sur trois identifient des applications qu’ils utiliseraient bien au travail et un cinquième se demande s’il existe une différence entre leur quotidien numérique et celui qu’on leur décrit. Pour le reste, la priorité sera de couper court le plus vite possible à cette conversation.

Email et carte de visite : les « vieilles pratiques » prédominent encore

Interrogés sur leurs usages, notamment dans un contexte de mobilité, les sondés montrent un certain classicisme en matière de pratiques. Ainsi, 47% des travailleurs envoient des documents depuis leur adresse électronique professionnelle à leur adresse électronique personnelle, afin de pouvoir y accéder hors du bureau.

Seuls 20% des professionnels français (contre 40% au Royaume-Uni) téléchargent les documents depuis le portail cloud de leur entreprise, accessible depuis un réseau externe ou enregistrent les documents dans leur espace personnel de stockage (Google Drive, Dropbox, etc.).

De la même façon, pour dialoguer avec leurs collègues au cours d’un déplacement, 78% des travailleurs français optent pour l’email ou le téléphone, très peu utilisant la messagerie instantanée ou la visioconférence.

Pour enregistrer les coordonnées d’un nouveau contact, 52% des sondés privilégient encore la carte de visite ou la saisie manuelle dans le carnet d’adresses de leur smartphone. Seuls 9% utilisent une application mobile de reconnaissance optique de caractères pour les ajouter directement à leur carnet d'adresses, tandis que 17% saisissent manuellement les coordonnées de la personne dans le système CRM de leur entreprise.

Plus ennuyeux en termes de cybersécurité, 28% des sondés se déclarent prêts à utiliser un réseau Wi-Fi public non sécurisé pour accéder à leurs applications et documents, contre 31% qui contactent au préalable le service informatique de leur employeur ou s’abstiennent.

Les nouvelles solutions accueillies plutôt favorablement

Malgré leurs divergences en termes d’appétence pour les technologies IT, les salariés français accueillent plutôt positivement la mise en place de nouvelles solutions numériques dans leur environnement de travail. 53% des sondés se disent ainsi curieux quand leur employeur déploie un nouvel outil, et 18% sont même enthousiastes. Seuls 7% se sentent agacés ou frustrés.

Même quand un outil est jugé inadapté, le rejet n’est pas total ou irréversible. En effet, 49% des sondés répondent l’avoir quand même utilisé et/ou s’être accrochés pour le comprendre et découvrir ses possibilités et ses limites.

Accompagnement : vers une politique de formation à la carte

Cette grande diversité des profils et des pratiques souligne la nécessité pour les employeurs d’accompagner la mise en œuvre de nouvelles solutions de manière personnalisée. Interrogés sur les formations qu’ils estimeraient les plus bénéfiques pour les aider à appréhender ces nouveaux outils, 30% des sondés désirent ainsi se familiariser avec les technologies émergentes telles que l'analyse, l'intelligence artificielle ou le cloud. En revanche, 24% souhaitent une formation de base. 12% veulent améliorer leur usage des réseaux sociaux, et 7% veulent une formation sur les enjeux de conformité (notamment le RGPD) et de sécurité.

Source : étude Citrix - OnePoll

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