La RA, seule ou combinée avec d’autres technologies, peut être un puissant vecteur de formation et un moyen efficace de transfert des connaissances pour combler le fossé des compétences que connaissent les entreprises actuellement.

Dans un article intitulé L’écosystème de l’entreprise numérique : pleins feux sur la réalité augmentée, Eric Abbruzzese, directeur de recherche chez ABI research, explique qu’un « nombre important d’entreprises numérisent leurs opérations en modernisant et en rationalisant là où elles le peuvent. Dans le cadre de cette discussion — qui considère souvent l’IoT et l’analytique comme une pierre angulaire, la réalité augmentée est une composante en pleine croissance ».

Par conséquent, estime l’expert, « la réalité augmentée profitera de cet élan et prendra son envol parallèlement à des efforts de numérisation plus vastes et plus matures ». Pour remettre cette évolution dans contexte, ABI Research estime que le marché total de la réalité augmentée atteindra plus de 100 milliards de dollars d’ici 2024, soit un TCAC moyen de 75 %.

Fabrication, logistique et énergie à la pointe de l’adoption

Les principaux secteurs verticaux d’adoption précoce des technologies relatives à la réalité augmentée, comme la fabrication, la logistique et l’énergie « affichent toujours une croissance impressionnante » affirment les études d’ABI Research, tandis que les nouveaux secteurs verticaux comme les soins de santé, les médias et le divertissement, le commerce de détail et le marketing sont ceux qui connaissent la croissance la plus rapide.

Les livraisons totales de lunettes intelligentes ne sont pas tout à fait aussi vigoureuses, mais les chercheurs d’ABI s’attendent à ce que plus de 20 millions d’appareils soient livrés en 2024, sans compter une importante base d’appareils mobiles compatibles AR également.

RA et formation, le duo gagnant

Au quotidien, il s’avère urgent que les entreprises s’en saisissent le plus rapidement possible « afin d’en tirer parti pour la formation et le service ». En effet, le besoin de formation n’a jamais été aussi criant avec les départs à la retraite des baby-boomers chaque jour. Ce sont souvent des experts dans leurs domaines et ils peuvent emporter avec eux des décennies de connaissances lorsqu’ils partent. Il en résulte un écart important non seulement sur le plan des connaissances, mais aussi sur le plan de la production réelle, ce qui entraine des pertes très réelles en dollars.

La société de conseil Korn Ferry a récemment produit une étude qui démontre que « d’ici 2030, il pourrait y avoir une pénurie de talents humains de 85 millions de personnes ». Selon l’étude, cela pourrait laisser 8,5 billions de dollars de revenus annuels non réalisés à l’échelle mondiale. Si la RA peut combler ne serait-ce qu’un petit pourcentage de cette pénurie grâce au transfert de connaissances, à la formation et à un flux de travail plus moderne axé sur la technologie, c’est un avantage énorme pour le marché et pour toutes les parties concernées.

Source : ABI Research

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