La Grande-Bretagne va devoir affronter une épreuve post-Brexit inattendue : la chute du nombre des étudiants en informatique et dans les TIC, en particulier l’effondrement sur nombre des femmes, et des développeurs…

Phénomène inattendu et inquiétant en Grande-Bretagne, pour la première fois au cours de la décennie, le nombre des développeurs de logiciels est passé sous la barre des 300 000. Très précisément, il est passé de 308 000 en 2016 à 292 000 en 2017, soit un recul de 5 %.

Dans le même temps, le nombre des étudiantes dans les cursus informatiques et TIC a chuté de 34 %. Il est passé de 52 835 en 2014 à 35 103 (été 2018).

On notera cependant que le nombre de femmes dans les formations informatiques a été multiplié par 2,5, passant de 5 678 en 2014 à 15 046 en 2018. Ce sont donc les formations autour des TIC, en particulier les télécoms, qui sont désertées par les jeunes femmes, avec une chute de fréquentation des écoles de 60 %, de 47 157 en 2014 à 20 057 en 2018.

C’est assez surprenant, car dans l’industrie britannique, 35 % des ingénieurs logiciels sont des femmes. Mais le Royaume-Uni ne recense plus que 13 % de femmes dans les cursus universitaires d’informatique !

Si la Grande-Bretagne subit le même phénomène de désaffection des métiers IT par les femmes qu’en France ou dans le reste du monde occidental – en Israël, en Chine ou en Inde, les femmes sont a minima aussi nombreuses que les hommes dans les cursus de formation des ingénieurs – le ressenti est plus fort de l’autre coté du Channel…

Le potentiel de l’économie numérique est aussi important pour les Britanniques que dans le reste du monde. Mais dans le cadre du Brexit, le maintien de la compétitivité est essentiel pour l’avenir du pays. Difficile en effet d’imaginer un monde post Brexit sans numérique…

Gouvernement, universités et entreprises se mobilisent aujourd’hui au profit de la diversité. L’objectif est de former des centaines de femmes dans les mois à venir, de les sensibiliser à l’apprentissage du code, et pourquoi pas de les détourner de leurs cursus universitaires ou professionnels. Y aurait-il du changement de carrière dans l’air au pays du Brexit ?

Source : Joint Council for Qualification

Image d’entête 852063946 @ iStock angkritth

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