En mai dernier, Syntec Numérique a lancé une grande consultation sur le futur et la place du numérique dans la société. Les réponses mettent en évidences trois enjeux majeurs : l’environnement, la protection de la vie privée et le besoin de formation.

Au total, près de 6500 personnes ont participé à la consultation lancée par Syntec Numérique, intitulée « Raconte-moi le futur ».

Premier constat qui ressort de cette vaste enquête, les technologies numériques sont désormais ancrées dans le quotidien d’une majorité de Français.  88% des répondants estiment notamment que ces dernières leur simplifient la vie, et plus de la moitié (52%) pensent qu’elles leur apportent plus de bien que de mal sur le plan personnel. Néanmoins, au niveau collectif, il n’y a plus que 27% de sondés avec cette même opinion.

1Développer une industrie numérique au service de l’environnement et de l’humain

Les réponses révèlent notamment des préoccupations à l’égard de l’environnement. 52% des participants perçoivent le numérique comme un danger pour ce dernier. 37% estiment pourtant que ces technologies devraient au contraire être mises au service des enjeux environnementaux, devançant la santé (26%) et l’enseignement (20%).

Dans beaucoup de domaines, les répondants affichent par ailleurs une préférence pour l’humain : 54% avouent préférer prendre un avion avec un pilote plutôt que sans, même si les statistiques indiquent un taux de risque moindre avec un pilote automatique. Sur le plan médical, 68% préfèrent contacter un médecin en cas de besoin plutôt que de recourir à des applications de diagnostic basées sur des millions de cas, alors même que ces dernières affichent aujourd’hui une pertinence supérieure pour reconnaître de nombreuses maladies.

2Rassurer sur les usages des données personnelles

Le second challenge concerne la gestion des données personnelles. Sur ce sujet, les Français se montrent divisés. Globalement, les répondants se montrent plutôt méfiants, 64% estimant que le numérique menace leur capacité de contrôle sur leur propre vie. Plus en détail, 59% des répondants ne veulent pas que des applications et appareils collectent leurs données, même s’il s’agit de services pour faciliter leur quotidien. En revanche, 41% ne considèrent pas cet aspect comme un problème.

Les réseaux sociaux se placent en tête des outils dont les Français estiment pouvoir se passer, avec 50% des sondés toutes générations confondues qui ne les jugent pas indispensables. En revanche, 80% ne sont pas prêts à renoncer à Internet et 60% au GPS.

3Former tout au long de la vie et rendre la filière numérique plus attractive

Le troisième enjeu porte sur l’emploi, avec des implications fortes en termes de formation. Plus d’un répondant sur deux (52%) se déclare inquiet face au développement croissant de la robotisation et de l’automatisation, redoutant des conséquences négatives sur l’emploi. A l’opposé, 48% apprécient de pouvoir déléguer des tâches répétitives aux machines.

Au niveau personnel, 64% des répondants se disent plutôt confiants face aux évolutions du monde du travail qui s’annoncent. 81% y voient même une source de motivation, appréciant d’avoir à se former tout au log de leur vie professionnelle. Néanmoins, 55% se sentent plutôt seuls face aux changements à venir.

Malgré tout, les métiers qui accompagnent cette transition numérique en cours n’attirent pas beaucoup les Français. 26% seulement sont enthousiastes à l’idée d’entamer une formation en informatique, tandis que 41% disent ne pas être intéressés (un chiffre encore plus haut chez les femmes). Des efforts importants restent donc à accomplir sur l’attractivité de la filière numérique en France, aussi bien du côté des employeurs que du côté de l’État.

« Il s’agit de trois défis majeurs à relever pour notre secteur mais également pour les pouvoirs publics, impliquant un travail de co-construction pérenne afin de préparer un futur numérique et technologique sécurisant, dans lequel chacun se retrouve », conclut Godefroy de Bentzmann, Président de Syntec Numérique.

Source : Syntec numérique

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