D’ici 2022, le Gartner estime que plus de 30 % des datacenters des hôpitaux seront hébergés dans le Cloud. Pourtant, une enquête menée par Netwrix en 2019 met en évidence des pratiques de sécurité insuffisantes concernant la sécurité des données stockées dans ces infrastructures Cloud.

Le secteur de la santé est l’une des cibles privilégiées des attaques informatiques, avec quelques cas qui ont fait la une des médias. Selon l’enquête de Netwrix, 26% des acteurs du secteur déclarent avoir subi au moins un incident de sécurité lié au Cloud sur l’année écoulée.

Malgré cela, 32 % des organisations de santé stockent des données sensibles dans le cloud sans disposer des ressources adéquates pour les protéger. Parmi ces données figurent notamment des informations médicales et des renseignements personnels permettant d’identifier clients et employés.

Dans le même temps, le nombre d’organismes de santés prêts à donner la priorité au Cloud a grimpé de 31% en l’espace d’un an, pour atteindre désormais plus de la moitié des répondants, et 34% d’entre eux envisagent même de se tourner entièrement vers le Cloud.

La santé souffre toujours d’un manque de ressources en matière de sécurité

Plus inquiétant, les budgets alloués à la sécurité du Cloud sont loin d’avoir augmenté dans les mêmes proportions : dans 85% des entreprises, ils n’ont tout simplement pas bougé en 2019. Dans les organismes de santé, un tiers des équipes IT témoignent par ailleurs ne recevoir aucun soutien financier de la part de leur direction.

Parmi les actions prévues par ces équipes, le chiffrement des données se place en tête, cité par 70% des répondants. En seconde position arrive la surveillance de l’utilisation des données (50% de réponses).

Des acteurs envisagent un rapatriement des données sur site

Enfin, 18% des sondés réfléchissent à faire marche arrière par rapport au Cloud, en retransférant certaines données sur site. Leurs principales motivations sont les préoccupations relatives à la sécurité (56 %), les problèmes de fiabilité et de performance (22 %) et les coûts élevés (22 %) du cloud. Si cette réflexion se concrétise, les entreprises concernées commenceront par migrer les informations relatives aux soins de santé (33 %), aux clients (33 %) et aux employés (11 %).

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Source : Netwrix

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