Une enquête mondiale menée par Codingame auprès des développeurs met en évidence un niveau de salaire trop faible en France par rapport à de nombreux autres pays. Pour la startup montpelliéraine, c’est la première cause des départs à l’étranger de jeunes talents.

Le sondage de Codingame a été effectué fin 2018 auprès de 9000 développeurs vivant dans 120 pays différents. 75% des développeurs français interrogés placent le salaire en tête de leurs critères pour accepter une proposition d’emploi. Au second rand viennent la flexibilité des horaires (pour 66,3% de répondants) et la présence de défis techniques (63,6%), un facteur de motivation important.

Beaucoup de répondants recherchent des postes proches de leur domicile. Ils sont 32,6% à souhaiter travailler dans leur ville natale et 18,3% dans leur région. Un quart d’entre eux sont près à partir à l’étranger.

Un salaire annuel moyen de 47 100 €

En termes de salaire, la France affiche une moyenne bien en deçà de celles d’autres pays. Aux Etats-Unis, le salaire moyen d'un développeur est de 100 000 dollars, en Suisse ce montant s'élève à 95 000 dollars, en Allemagne 67 000 dollars, aux Pays-Bas 64 000 dollars et au Canada 63 000 dollars. Alors qu'en France, le salaire moyen reste autour de 53 000 dollars, (47 100 €). Pour Codingame, c’est un facteur à l’origine de la pénurie de compétences à laquelle sont confrontées les entreprises françaises.

Pour les profils débutants, de 0 à 3 ans d'expérience, le salaire moyen s'établit à en dessous de la barre des 38 000 €. Les développeurs plus expérimentés, entre 4 et 7 ans d'expérience, sont en moyenne rémunérés à hauteur de 42 250 €. Enfin, le salaire des développeurs seniors, avec 10 ans d'expérience ou plus, dépasse quant à lui les 50 000 €.

Codingame-salaires

Des vocations qui démarrent souvent tôt

Près de 70% des sondés ont commencé directement leur carrière dans le développement, tandis que les 30% restants ont d’abord pris une autre voie. L'étude montre également qu’une majorité des développeurs (73%) ont commencé à coder avant même d’avoir 20 ans. Autre fait intéressant, 36% des répondants se considèrent comme des autodidactes.

Au niveau du processus de recrutement, les entretiens en tête-à-tête restent encore majoritaires. Ils sont appréciés par 82,7% des développeurs. Néanmoins, 13,8% des répondants souhaitent des entretiens plus informels, dans un café par exemple. Enfin, 1% des répondants seulement préfèrent un entretien sur Skype.

Les développeurs accordent de l’importance aux valeurs de leurs employeurs

La première raison pour laquelle les répondants refusent une offre d’emploi est un écart entre le poste réellement proposé et sa description, ou une divergence entre les valeurs du développeur et celles de l’entreprise. Un autre frein, cité par 21,3% des sondés, réside dans la faible compréhension du domaine technologique par les RH.

Le turn-over est élevé dans la profession. 55,5% des répondants indiquent rester moins de trois ans dans la même entreprise. Les principales raisons citées sont : la recherche d'un meilleur salaire (60.3%), la possibilité d'évolutions professionnelles plus intéressantes (49%) ou encore le besoin de changer d'environnement (39%).

Le canal privilégié pour rechercher de nouvelles opportunités est le réseau professionnel de LinkedIn, cité par 73,4% de développeurs. Ces derniers l’utilisent également pour postuler, à 89,7%, ainsi que l’email (67,2%) et le téléphone (56,9%).

Source : CodinGame

AUCUN COMMENTAIRE