Le 9 mars 2019, le Beffroi de Montrouge a accueilli la 11ème Journée Française des Tests Logiciels (JFTL), organisée par le CFTL. Depuis quelques années, l’événement connaît un succès croissant, avec 1200 participants pour cette nouvelle édition.

« Depuis 20 ans, nous nous battons pour faire reconnaître la valeur des tests. Aujourd’hui, nos efforts sont récompensés, les métiers du test sont de mieux en mieux identifiés et ils attirent de nouveaux professionnels », se réjouit Olivier Denoo, Président du CFTL.

L’association, représentante officielle de l’ISTQB (International Software Testing Qualifications Board )en France, devient cette année le porte-drapeau de l’IREB (International Requirements Engineering Board) et de la Fondation TMMi, confirmant son engagement envers l’ensemble des métiers de la qualité.

L’agilité : une tendance de fond, mais avec ses challenges

Pour Olivier Denoo, deux grandes tendances marquent aujourd’hui le domaine des tests. La première est la percée des approches agiles. « Depuis quelques années, nous avons observé une forte poussée de ces méthodes, qui va de pair avec l’évolution de la société, de plus en plus impatiente. » Ces méthodes permettent de créer de la valeur plus rapidement, mais tout comme les approches traditionnelles, elles ont leurs contraintes, que beaucoup d’entreprises oublient. Le risque est alors de se retrouver avec une agilité illusoire, que d’aucuns qualifient de « Fragile ». « Pour l’entreprise, cela se traduit notamment par une perte de savoir, à travers la disparition des référentiels documentaires », illustre Olivier Denoo, qui voit là un des défis de l’agilité.

La seconde évolution concerne le métier de testeur lui-même. Avec l’essor des outils d’automatisation, qui commencent à inclure des technologies comme le Machine Learning, les professions doivent se réinventer. « L’IA va aider notamment pour la prise de décision et le traitement de grands volumes de données », souligne Olivier Denoo. Pour ce dernier, deux voies s’ouvrent aux testeurs : d’un côté, des postes de plus en plus techniques, intégrés au cœur des équipes agiles. De l’autre, des Product Owners et analystes proches du métier, capables de comprendre les besoins des utilisateurs et d’être créatifs.

Les tests comme vecteur d’inclusivité

Ces métiers à haute valeur ajoutée sont également un vecteur d’inclusivité, comme l’illustre la société Avencod, mise en avant lors de cette journée. Cette entreprise créée en 2016 forme des personnes porteuses du syndrome d’Asperger au domaine du test. « L’idée nous est venue en croissant deux besoins : d’un côté, les personnes atteintes de troubles autistiques témoignaient de leurs difficultés à trouver des postes intéressants. De l’autre, le Syntec évoquait régulièrement la pénurie de compétences dans les métiers du test et du développement », explique Laurent Delannoy, co-fondateur d’Avencod avec Laurence Vanbergue.

La société emploie aujourd’hui une vingtaine de collaborateurs, dont une minorité de neurotypiques. « Nous aidons les personnes autistes à augmenter leur employabilité, en les formant aux méthodes agiles et en leur donnant l’opportunité de travailler avec de grandes entreprises. Nous leur permettons aussi de se familiariser avec les échanges interpersonnels en entreprise dans un cadre sécurisé, en travaillant avec des neuropsychologues », raconte Laurent Delannoy. Avencod affiche d’ores et déjà de belles références parmi ses clients, avec des groupes comme Amadeus, Thales ou GE Healthcare qui font appel à ses services.

La JFTL accueillait également des salariés de la société Acces, Inclusive Tech. Cette entreprise tremplin permet à des personnes en difficulté de retrouver un emploi, à travers un parcours d’accompagnement sur 18 à 24 mois. « Le CFTL nous offre l’opportunité de permettre à nos salariés de mieux connaître l’écosystème, d’assister à des conférences métiers pertinentes pour leur parcours et de rencontrer des professionnels et des entreprises phares », souligne Jean-Christophe Arnauné, Directeur de l’entreprise.

Source : IT Social

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