Le CFTL, Comité Français des Tests Logiciels, a tenu sa Journée des Test Logiciels 2018. IT Social était présent, partenaire de la manifestation. L’occasion de faire le point sur ce domaine d’une grande richesse.

Les spécialistes du test et de l’assurance de la qualité figurent à la cinquième place du Top 25 des compétences les plus recherchées sur le réseau LinkedIn. C’est dire toute l’importance de cette activité, essentielle mais boudée par les étudiants des écoles d’ingénieurs et les développeurs. Et qui subit, comme tous les métiers de l’informatique, de profondes mutations.

Les entreprises éprouvent de plus en plus le besoin de s’adapter aux besoins du développement, et de répondre à la volonté d’aller plus vite, de faire mieux avec plus de qualité. Ainsi, les développeurs éprouvent le besoin d’aller toujours plus vite, et pour cela d’interagir avec les équipes de test afin de découvrir le plus tôt possible les anomalies dans les logiciels, qui coûtent cher, de plus en plus cher !

La vitesse

A côtoyer les experts du test, la vitesse est une des tendances fortes de ce domaine. Il faut gagner du temps, mais sans que cela soit au détriment de la qualité. Ce qui impose de nouveaux modèles, qui soient garants d’une couverture maitrisée et de la capacité d’être plus réactif.

La réponse porte souvent sur le ‘sur-testing’, la multiplication des tests et de leurs modèles. Mais face à des exigences toujours plus fortes, celui-ci n’apporte pas de meilleure qualité, et ne permet pas non plus d’éliminer 100 % des problèmes.

La tendance du test est donc aux compromis. Ce que Christophe Barbery, responsable de la Digital Testing Factory de l’ESTC (European Test Center) de Sogeti, décrit très simplement : « le juste effort de test pour la juste qualité ».

L’automatisation

L’autre tendance forte du test, concomitante de l’accélération de la vitesse des développements, porte sur l’automatisation. Pas de grand discour ici sur l’Intelligence Artificielle, les acteurs du test font preuve de beaucoup de pragmatisme. L’automatisation doit s’appuyer sur des projets mûrs et s’inscrire dans une démarche globale, où le ROI dépendra des itérations.

Deux choses qui nous paraissaient être des grands sujets sont restées sans réponse. Si le test logiciel marque une appétence pour DevOps, il semble que les premières expériences en ce domaine n’ont pas montré des résultats très probants. Idem pour l’agilité. Certes nombre d’entreprises et de DSI se disent agiles, mais il semple difficile de dépasser les engagements méthodologiques pour entrer dans le concret. La majorité des entreprises qui se disent agiles en seraient donc encore loin !

La sécurité

Dernier point qui a émergé de nos contacts sur la Journée CFTL 2018, la sécurité. Elle est certes incontournable, mais face à la volonté de certains de multiplier les tests, elle devient une question de moyens. Et même de très gros moyens. La sécurité serait donc d’abord une question de budget ! Terminons par la sécurité de l’IoT. Profile bas des acteurs du marché, la sécurité et le test demeurent les parents pauvres de l’IoT.

Terminons en redonnant la parole à Christophe Barbery : « Le test n’est pas un métier qui s’improvise. Il a évolué du tout opérationnel vers un partage avec de plus en plus de technologie, qui impose différents niveaux d’expertise. L’avenir passe par la confiance dans l’activité de test et notre capacité à lui donner la valeur qu’elle mérite. »

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