La tendance est au temps réel, que ce soit au profit de l’ERP, du CRM, des analytiques, du marketing, de l’IoT ou de l’Intelligence Artificielle grandissante. Encore faut-il disposer d’une plateforme et des opérations qui le supporte… A moins de profiter des avantages du cloud qui vous offre un accès aux nombreux bénéfices du temps réel, et sous réserve de trouver le bon partenaire.

Aujourd’hui, le regard et les usages des DSI et de leurs clients métiers se tournent vers le temps réel. Et donc vers le design d’infrastructures qui reposent sur la technologie in-memory, qui consiste à équiper les serveurs d’une très grosse mémoire vive afin de pouvoir y placer applications et données pour qu’elles s’y exécutent le plus rapidement possible, avec le moins de recours aux informations stockées sur les disques. Soit une exécution des applications et des services en temps réel.

Le mode d’exécution in-memory est en effet le plus rapide qui soit, puisque la solution logicielle et les données de l’entreprise sont au plus près du cœur des ressources  matérielles qui exécutent les calculs. Cette technologie supprime les temps de latence inhérents aux accès aux disques. Quant au temps réel, c’est l’optimisation la plus recherchée pour faciliter voire automatiser la prise de décision. Il permet en effet d’exécuter un important volume d’opérations dans un temps qui est compatible avec les contraintes business.

En quoi une infrastructure temps réel est complexe et coûteuse ?

La technologie in-memory nécessite de déployer une infrastructure lourde, de faire évoluer les plateformes technologiques en place, d’adapter et de convertir les applications, et de disposer de compétences spécifiques. On le voit, la technologie n’est pas accessible à tous, à la fois dans ses dimensions techniques et financières. Pourtant, de nombreux éditeurs tendent à évoluer vers cette technologie pour profiter de ses avantages de performances pour le client et de valeur ajoutée pour eux mêmes.

Les bénéfices de ces infrastructures sont tels que la question de la migration vers une plateforme temps réel va se poser rapidement, surtout dans le domaine des ERP ou PGI. Le géant allemand SAP, qui imprime les tendances en matière de solutions de gestion d’entreprise, est à l’origine de la multiplication des usages de la technologie in-memory. SAP anticipe la fin du support de son ERP historique SAP Business Suite pour 2025, au profit de sa plateforme SAP S/4 HANA dont la base des données orientée colonne fait la jonction entre les données transactionnelle et analytiques. La base de données est  maintenue dans la mémoire vive pour permettre l’analyse de gros volumes de données en temps réel. L’écosystème de cet éditeur, et ses concurrents d’ailleurs, viennent compléter ou affronter l’offre du géant, et suivent également le mouvement in-memory.

Le scénario du cloud partenaire

Le changement de plateforme au profit du temps réel se traduit inévitablement par un changement d’infrastructure, soit par l’évolution profonde du SI, soit par l’acquisition d’un nouveau SI. Mais est-ce la bonne solution ? Un tel changement implique des investissements coûteux, et impose des compétences que les organisations peinent de plus en plus à réunir. La stratégie de la majorité des entreprises consiste à conserver leurs  données considérées comme critiques et de faire évoluer l’infrastructure héritée depuis des décennies d’investissements. D’autres entreprises ont choisi de déployer  leur propre plateforme ‘in-memory’ virtualisée. Ce deuxième choix nécessite cependant un investissement très élevé, ce n’est pas non-plus la solution qui s’impose.

Par ailleurs, les plateformes d’infrastructure in-memory, comme SAP S/4HANA, n’échappent pas à la tendance du Cloud et de la consommation de l’infrastructure à la demande, sur des modèles IaaS (Infrastructure-as-a-Service), PaaS (Platform–as-a-Service), ou encore plus simplement SaaS (Software-as-a-Service). La clé du passage à la solution temps réel est certainement aujourd’hui de travailler avec un partenaire qui dispose de l’infrastructure exigée et maitrise la solution pour l’héberger, la déployer en mode ‘as-a-Service’, ou plus simplement la proposer dans le Cloud afin de profiter des deux mondes, d’une gestion SAP en temps réel et d’une infrastructure SAP S/4HANA en mode de consommation Cloud. Un fournisseur en mesure de proposer à un client une infrastructure in-memory ‘as-a-Service’sans engagement sur la durée, avec possibilité d’évoluer sans contrainte à la hausse et à la baisse, et capable d’assurer la migration des données apporte tous les bénéfices de cette technologie sans les contraintes d’investissement pour les clients. De plus en plus de fournisseurs s’appuient sur le ‘Software Defined Datacenter’ pour pouvoir délivrer de façon automatisée des services IaaS, PaaS et SaaS de ce type.

Point central de l’entreprise et de sa gestion, l’infrastructure doit s’adapter à l’évolution des technologies et de leurs modes de consommation, comme la disponibilité à tout moment et en tout lieu, la facturation à la consommation réelle, ou encore la réversibilité. De même, la périphérie des solutions de type ERP ou analytiques s’étend désormais au-delà des frontières naturelles de l’entreprise, vers un écosystème autrement plus large, qui va nécessiter plus de performances et de proximité. Ces plateformes devront être géolocalisées et opérées en Europe dans le respect de la GDPR/RGPD. Les solutions existent, à l’entreprise et sa DSI de trouver le bon partenaire qui saura répondre aux critères principaux d’une infrastructure temps réel et dispose des solutions qui assurent la migration, avec l’ensemble de leurs données, vers une plateforme qui garantisse la confidentialité des données.

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