Si une majorité d’entreprises ont investi dans le Cloud, seules un tiers (35%) ont réellement atteint les objectifs qu’elles s’étaient fixé. Une enquête d’Accenture s’est penchée sur les freins que rencontrent les organisations adoptant le Cloud, et propose des pistes pour les résoudre.

En 2018, 77% des entreprises avaient au moins une application dans le Cloud (Louis Columbus, Forbes). Selon IDC, le marché mondial, tous types de Cloud confondus, devrait atteindre 565 milliards en 2021.

Un tiers seulement des entreprises ont atteint leurs objectifs associés au Cloud

Malgré ces chiffres, les deux tiers des entreprises peinent à concrétiser les quatre grandes promesses du Cloud : maîtrise des coûts, vitesse, extension des capacités métier et niveau de service supérieur. C’est le premier constat qui ressort de l’enquête menée par Accenture auprès de 200 décideurs IT travaillant dans des grandes entreprises (plus d’un milliard de chiffre d’affaires annuel). Au total, seules 35% des organisations interrogées estiment avoir obtenu tous les bénéfices attendus. Même parmi les entreprises les plus matures sur le Cloud, avec des stratégies de type « Cloud first », la moitié seulement ont concrétisé toutes leurs attentes.

Ce sondage, réalisé dans 8 pays et 10 secteurs différents, confirme la présence de deux grandes barrières : la sécurité et la conformité d’une part (citées par 65% des répondants), ainsi que la complexité des changements associés aux Cloud, que ce soit au niveau du métier ou au niveau purement opérationnel (pour 55% des sondés). A noter également, 42% des organisations mentionnent aussi le manque de compétences internes sur le Cloud comme frein.

Un retour sur investissement du Cloud plus long que prévu

Selon l’enquête, il faut globalement entre 3 et 5 ans pour obtenir un vrai retour sur investissement avec le Cloud. Par ailleurs, les entreprises qui optent pour une stratégie de Cloud privée mettent davantage de temps que celles ayant choisi une approche de Cloud hybride ou du Cloud public : 28% d’entre elles seulement ont atteint leurs objectifs, contre 42% pour le Cloud public et 38% pour l’hybride.

Pour aider les organisations à surmonter ces challenges et à récupérer plus rapidement leur mise, l’une des stratégies possibles consiste à faire appel à un prestataire qui gère les services Cloud à leur place. Au total, 87% des répondants se disent prêts à envisager ce type d’option. Pour les sondés, le premier bénéfice d’une telle approche est l’accès aux bonnes compétences, qui devance la maîtrise des coûts et l’amélioration de la sécurité.

Adopter une stratégie de « Cloud by design »

Kishore Durg, Directeur exécutif Cloud chez Accenture, estime également que les entreprises gagneraient à mettre en œuvre une démarche intégrée de « Cloud by design », plutôt que de déployer différentes briques isolées (ce qui conduit selon lui à un Cloud en silos). Pour ce dernier, il est préférable de migrer à la fois les applications, les données, l’intelligence artificielle et la sécurité dans le Cloud : les entreprises peuvent ainsi pleinement exploiter les possibilités du Cloud en matière d’interopérabilité et d’analyse de données, un gisement de valeur important.

Pour pallier les enjeux de complexité, il conseille également d’opter pour une approche pas-à-pas. Dans les faits, il s’agit par exemple de déplacer rapidement un groupe d’applications dans le Cloud, pour regarder seulement ensuite lesquelles abandonner et lesquelles transformer.

« Le message est clair : au lieu de considérer le Cloud comme un moyen de diminuer les coûts des systèmes existants, les entreprises doivent adopter une approche holistique, qui cible explicitement la création de valeur à travers la transformation digitale », conclut Kishore Durg.

Source : Accenture, « Perspectives on Cloud Outcomes: Expectation vs. Reality »

AUCUN COMMENTAIRE