Une approche informatique hybride permet aux entreprises de tirer parti des meilleurs services de cloud tout en conservant les données les plus sensibles et des applications critiques en interne. Mais cette stratégie est complexe à maitriser.

Publiée en juin et menée auprès d'organisations disposant d'une IT hybride, une enquête (Digital Pulse, Budgets and Outlook 2019) de 451 Research indique que plus de six organisations sur dix (62 %) utilisent déjà, ou prévoient d'utiliser, une combinaison de systèmes sur site et de ressources hébergées dans le cloud.

Seuls 17 % ont déclaré que leur environnement informatique est complètement hors site, répartis sur différents clouds pour du SaaS, du IaaaS et du PaaS. À l’inverse, un très faible pourcentage (8 %) affirme que le cloud ne représente pas un élément majeur de leur stratégie informatique.

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Ces résultats témoignent de l'évolution de nombreuses entreprises vers une architecture hybride multicloud qui offre des options quasi illimitées pour le développement d'applications et de workload notamment.

Une architecture hybride IT varie selon les besoins, les modèles de gestion et les contraintes propres à chaque organisation. Mais selon l’étude de ce  cabinet de recherche, les infrastructures traditionnelles « on-premise » ne seront plus majoritaires dès l’année prochaine. 39 % des répondants indiquent qu’ils auront migré vers le cloud public et presqu'autant pour le cloud privé.

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Cependant, cette approche du « meilleur des mondes » introduit aussi de la complexité. De nouveaux défis apparaissent lorsqu’il s’agit d’assembler, d’intégrer,

d’orchestrer différents services et workflows. Comme d’autres experts, 451 Research insiste sur le fait que le multicloud devrait rendre l'optimisation et l'analyse des dépenses de cloud "de plus en plus difficiles".

Dès 2017, ce cabinet de recherche avait averti les entreprises. Presque deux ans plus tard, la situation ne s’est pas améliorée. Prises dans une spirale de l’innovation et la volonté d’être plus agiles, de nombreuses entreprises oublient, peut-être, l’essentiel : maitriser cette nouvelle architecture est essentiel pour ne pas entraver sa roadmap.

Pas de plan global

Les organisations qui ne sont pas préparées (ou qui n’ont poas anticipé) à la complexité de leur architecrure hybride pourraient bientôt être submergées par celle-ci, prévient 451 Research.

Les plates-formes actuelles de gestion des services informatiques (IT Service Management, ITSM) et les consoles d'administration dans le cloud continueront d'être vitales. Mais, « la complexité engendrée par l’hybride IT va amener de nombreuses entreprises à repenser fondamentalement leur approche du cloud », a déclaré David Linthicum, directeur de la stratégie cloud chez Deloitte Consulting.

Près d’un quart des organisations ont de la difficulté à mettre en œuvre leur stratégie d’IT hybride, selon David Linthicum : « elles ne réalisent pas la valeur qu'elles attendaient de leurs investissements dans le cloud car elles ont commencé à l’utiliser pour des projets tactiques et des « sprints » sans aucun plan global ».

La complexité de l'exploitation et de la gestion des ressources informatiques dispersées dans les environnements sur site et multicloud implique entre autres de s’appuyer sur une nouvelle génération de plates-formes UIM (Unified Infrastructure Management), selon 451 Research.

A suivre...

Source : Microfocus

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