Beaucoup d’entreprises déplorent une certaine opacité autour des dépenses associées au cloud. Quelques bonnes pratiques permettent de mieux comprendre les factures, afin de les garder sous contrôle.

Selon le Gartner, la dépense mondiale dans le Cloud public devrait atteindre 206,2 milliards de dollars US en 2019. Même si le Cloud ne représente qu’une fraction des budgets IT, devancé par le matériel ou les services, cette part tend à grimper fortement (+22% en 2019, toujours selon le Gartner). Dans ce contexte, les entreprises s’intéressent davantage aux coûts associés au Cloud, d’autant que les factures des fournisseurs sont parfois complexes à comprendre.

Pour mieux maîtriser les dépenses associées au cloud, voici quelques bonnes pratiques à mettre en œuvre.

Utiliser les fonctionnalités d’analyse des factures des fournisseurs de cloud

Les fournisseurs d’infrastructure cloud proposent souvent des outils pour visualiser les factures. Ceux-ci peuvent s’avérer précieux pour comprendre comment se répartissent les dépenses, à condition que chaque équipe veille à bien identifier les ressources utilisées pour chaque projet. Il faut également être vigilant quand un même service est utilisé dans plusieurs régions différentes, auquel cas il peut apparaître comme une nouvelle ligne sur la facture.

Mettre en œuvre ses propres outils pour surveiller la consommation

Certaines entreprises ont choisi de développer des outils spécifiques, afin de surveiller quand elles s’approchent des seuils budgétaires définis. Dès que ces paliers sont atteints, les outils stoppent certaines charges de travail afin de garder les dépenses sous contrôle.

Sur le plus long terme, l’arrivée du nouveau standard CNAB (Cloud Native Application Bundles) devrait permettre de faire plus aisément le lien entre les ressources cloud et les applications qui les consomment.

Prévoir une équipe dédiée à la gestion des contrats SaaS

Les mêmes principes sont valables pour les solutions en mode SaaS, qui forment le gros des bataillons du Shadow IT. Avoir une vision claire de ce que l’entreprise dépense autour de ces solutions est important, ne serait-ce que pour optimiser le nombre d’utilisateurs ou gérer la refacturation.

Les DSI peuvent avoir tendance à ne se préoccuper de ces applications cachées que si elles font courir des risques pour les données sensibles de l’entreprise. Cependant, les métiers ont souvent tendance à se tourner vers l’IT dès que leur facture augmente. Si la DSI possède une vue globale des dépenses associées au SaaS, elle est mieux à même d’anticiper ces enjeux. Les équipes IT sont en effet mieux armées pour déceler les pièges de certains contrats, notamment ceux où la facturation repose sur des métriques sans lien avec le chiffre d’affaires de l’entreprise, comme le nombre de transactions. La mise en place d’une équipe dédiée à la gestion des contrats SaaS permet de prévenir ce type de situation.

Faire le lien avec la valeur apportée aux métiers

Dans le cas d’une stratégie multicloud, il est encore plus important de pouvoir associer les coûts des différents services aux applications métier, pour connaître le coût total de possession de ces dernières. Cela permet ainsi de détecter des applications plus coûteuses que ce qu’elles rapportent à l’entreprise.

Source : d’après CIO US

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