Présentée à IT Partners 2026, la nouvelle offre de cloud souverain de Celeste repose sur OpenShift et cible directement les PME et ETI confrontées à la hausse des coûts de la virtualisation et au verrouillage technologique, car elle unifie machines virtuelles, conteneurs, automatisation et services managés sur une plateforme opérée dans les centres de données de l’opérateur.
Celeste annonce le lancement d’une offre cloud de virtualisation alors que les DSI accélèrent leur sortie des environnements VMware depuis le rachat de l’éditeur par Broadcom, lequel s’est traduit par la fin des licences perpétuelles, le passage forcé aux abonnements et, dans de nombreux cas, par des hausses tarifaires à deux chiffres. Cette reconfiguration du marché de la virtualisation, combinée au renchérissement global des coûts cloud chez AWS, Microsoft Azure et Google Cloud, dégrade la visibilité budgétaire des entreprises et renforce la dépendance aux piles propriétaires, ce qui pousse de plus en plus d’organisations à rechercher des plateformes ouvertes capables de restaurer un pilotage financier prévisible et une autonomie technologique.
La plateforme se positionne comme une alternative directe aux environnements propriétaires, notamment VMware, parce qu’elle s’appuie sur un socle entièrement open source articulé autour d’OpenShift. Elle permet de faire cohabiter virtualisation traditionnelle et conteneurisation applicative sur une même infrastructure, tout en intégrant les standards du cloud natif, ce qui réduit la fragmentation des piles techniques et simplifie l’exploitation pour les équipes IT.
Cette offre relève toutefois davantage d’une souveraineté d’exploitation que d’une souveraineté technologique complète, car le socle d’orchestration repose sur OpenShift, édité par Red Hat, filiale d’IBM. Autrement dit, si Celeste maîtrise l’hébergement, l’exploitation et les services gérés dans ses propres centres de données, la couche logicielle centrale demeure sous dépendance industrielle et contractuelle américaine, tant pour les mises à jour que pour la feuille de route produit. Pour les DSI, cela signifie une réduction tangible du verrouillage VMware et une reprise de contrôle opérationnel, mais pas une souveraineté intégrale au sens strict, puisque l’orchestrateur Kubernetes industrialisé reste gouverné par un éditeur extra-européen.
Un socle unique : virtualisation, conteneurs et automatisation
Sur le plan opérationnel, l’offre orchestre conjointement machines virtuelles et conteneurs, automatise les déploiements applicatifs via les chaînes CI/CD et l’infrastructure as code, et supporte des environnements privés, hybrides ou multisites. Elle prend également en charge des charges de calcul liées à l’intelligence artificielle et à l’analyse de données, de sorte que les DSI disposent d’un socle unique pour moderniser les applications existantes tout en préparant l’arrivée progressive des usages d’IA en production.
Cette architecture laisse aux entreprises la maîtrise de leurs choix matériels et logiciels, car aucun verrouillage propriétaire n’est imposé. En conséquence, les équipes peuvent définir leurs trajectoires d’infrastructure sans dépendre d’un fournisseur unique, ce qui réduit le risque opérationnel associé aux changements de licence ou de tarification.
Une exploitation souveraine dans les centres de données Celeste
La plateforme est opérée dans les centres de données souverains de Celeste et se décline en plusieurs niveaux de services, incluant la fourniture d’infrastructures cloud, la mise à disposition d’OpenShift, ainsi que des services managés couvrant l’exploitation 24/7 et la gestion des incidents. Cette intégration avec les briques de connectivité et de cybersécurité de l’opérateur répond aux exigences de disponibilité, de performance et de protection des données, ce qui apporte aux RSSI un cadre d’exploitation maîtrisé et conforme aux contraintes réglementaires.
Historiquement réservées aux grands comptes, ces architectures deviennent accessibles aux PME et ETI, ce qui se traduit par une meilleure maîtrise des coûts, une prévisibilité budgétaire accrue et une capacité d’évolution alignée sur les usages futurs. Nicolas Aubé, président fondateur de Celeste, précise « Les entreprises recherchent aujourd’hui des solutions souveraines d’hébergement. Elles veulent des alternatives durables aux fournisseurs monopolistiques, capables de concilier innovation, maîtrise des coûts et indépendance technologique. Avec notre offre cloud OpenShift, nous leur proposons un socle robuste et ouvert, prêt à répondre aux enjeux d’automatisation, de cloud hybride et d’intelligence artificielle. »
Une infrastructure propre à l’opérateur
Celeste s’appuie sur plus de 13 000 km de réseau en boucle locale en France et en Suisse, six centres de données dont trois certifiés ISO 27001 et Hébergement de Données de Santé, 600 collaborateurs et près de 20 000 clients. Grâce à cette infrastructure en propre et à ses services managés, l’opérateur industrialise une alternative aux environnements fermés, ce qui permet aux DSI de consolider leurs plateformes tout en conservant la maîtrise des données et des coûts d’exploitation.
À court terme, l’enjeu opérationnel porte sur la capacité à unifier virtualisation, conteneurs et automatisation sur un même socle, puis à industrialiser les déploiements applicatifs sans multiplier les outils. Pour les équipes IT, cela se traduit par des trajectoires d’infrastructure plus lisibles, une gouvernance technique simplifiée et une anticipation plus fine des dépenses, car les mécanismes d’orchestration et d’automatisation réduisent les tâches manuelles et limitent les dérives budgétaires liées aux environnements hétérogènes.























