Celeste lance une offre de vidéoprotection fondée sur l'IRU (Indefeasible Right of Use), permettant aux collectivités territoriales de déployer un réseau fibre optique propriétaire pour relier leurs caméras à leurs centres de supervision. Le modèle bascule la dépense du budget de fonctionnement (Opex) vers le budget d'investissement (Capex), avec un droit d'usage exclusif de 10 à 30 ans, sans coût récurrent ni indexation opérateur.

La vidéoprotection des espaces publics mobilise des infrastructures réseau d'une complexité croissante. Le parc national est passé de 60 000 caméras en 2013 à 90 000 en 2024. Aussi, face aux exigences croissantes de souveraineté des données publiques, l'offre répond à deux contraintes structurelles des décideurs IT de collectivités : la maîtrise pluriannuelle des dépenses et le contrôle intégral de l'infrastructure réseau.

Relier des centaines de caméras dispersées à un ou plusieurs centres de supervision impose des liens fiables, à débit garanti, sans partage de bande passante. Les solutions de location traditionnelles répondent à ce besoin au prix d'une dépense de fonctionnement récurrente, soumise aux révisions tarifaires de l'opérateur et aux aléas des renouvellements de contrat. C'est précisément cette dépendance que l'IRU entend rompre, en substituant un investissement patrimonial unique à une charge annuelle indéfinie. Indefeasible Right of Use est un droit d'usage exclusif et irrévocable sur une capacité réseau physique (fibre optique, le plus souvent), cédé par un opérateur à un client pour une durée déterminée, généralement de 10 à 30 ans.

Celeste, opérateur fibre et cloud B2B disposant de 13 000 km de réseau en boucle locale en France et en Suisse, six datacenters dont trois certifiés ISO 27001 et HDS, et 600 collaborateurs, positionne cette offre comme une réponse de bout en bout : étude d'architecture, génie civil, tirage de fibre, coordination avec les gestionnaires de voirie, pilotage de projet et maintenance avec garantie de temps de rétablissement (GTR) de 4 heures ou 24h/7j pour les liens stratégiques. Le périmètre couvert va de la conception à l'exploitation, sans sous-traitance de la maîtrise d'oeuvre.

L'IRU transfère la propriété d'usage à la collectivité

À la différence d'une location de liens, l'IRU ne génère aucun loyer récurrent. Une fois l'investissement initial réalisé, la collectivité dispose de l'infrastructure comme d'un actif propre, inscriptible au bilan en tant que dépense d'investissement. Ce basculement Opex en Capex n'est pas neutre sur le plan budgétaire, car il ouvre l'accès aux marchés de travaux, dont les seuils réglementaires diffèrent de ceux applicables aux marchés de services, ce qui peut modifier sensiblement les conditions de mise en concurrence et les modalités d'allotissement.

Sur le plan technique, chaque caméra du dispositif bénéficie d'un lien fibre dédié, sans mutualisation de bande passante avec d'autres utilisateurs. Cette architecture élimine les phénomènes de congestion inhérents aux infrastructures partagées, et garantit la disponibilité des flux en toutes circonstances, y compris lors des pics d'usage liés à des événements publics ou à des situations de crise. Pour la DSI d'une collectivité, cela se traduit par une qualité de service prévisible et contractuellement engagée, indépendante des choix d'optimisation réseau de l'opérateur.

La prévisibilité financière est un argument axial de l'offre. « Avec notre solution de vidéoprotection en IRU, nous proposons aux collectivités bien plus qu'un réseau : nous leur donnons les clés d'une infrastructure pérenne, qu'elles contrôlent entièrement. Le passage en Capex simplifie leur gestion budgétaire tout en leur garantissant une qualité de service optimale », déclare Nicolas Aubé, CEO et fondateur de Celeste. Le coût est fixé à la signature, sans clause d'indexation opérateur sur toute la durée du contrat, ce qui sécurise les trajectoires budgétaires pluriannuelles dans un contexte de contrainte croissante sur les finances publiques locales.

800 caméras reliées sur 268 km en boucle dédiée

Les références opérationnelles documentées par Celeste illustrent la mise à l’échelle du modèle. Pour une grande métropole, l'opérateur a déployé une boucle fibre de 268 km reliant plus de 800 caméras à une quarantaine de postes de contrôle. L'ampleur du déploiement — génie civil, coordination multi-sites, intégration dans un environnement urbain dense — illustre la capacité de l'offre à répondre à des besoins de vidéoprotection à l'échelle d'une ville entière, avec une architecture centralisée autour de nœuds de supervision définis par la collectivité.

Sur un périmètre plus restreint, un conseil départemental a confié à Celeste le déploiement de 85 km de réseau, dont plus de 20 km en génie civil propre, pour interconnecter deux sites stratégiques. Le projet a été livré en trois mois, dans le cadre d'un contrat IRU de 20 ans. Ce délai d'exécution sur un chantier impliquant des travaux de génie civil significatifs constitue un indicateur de maîtrise opérationnelle pertinent pour les DSI chargés de planifier des projets d'infrastructure en zone contrainte ou sous pression calendaire.

Une ville de 30 000 habitants a pour sa part utilisé l'IRU pour remplacer des solutions radio dont les performances s'étaient dégradées, en déployant un réseau fibre dédié reliant les caméras à l'hôtel de ville. Ce cas illustre un usage de substitution fréquent : la migration d'infrastructures radio vieillissantes ou insuffisantes vers une infrastructure fibre pérenne, dans un cadre contractuel stable sur plusieurs décennies. Pour les collectivités disposant déjà d'équipements de vidéoprotection mais confrontées à des problèmes de fiabilité réseau, l'IRU constitue une voie de modernisation sans nécessiter le renouvellement du parc caméras.

Des centres de données certifiés ISO 27001 et HDS

La vidéoprotection urbaine génère des flux continus de données sensibles, soumis au RGPD et, pour certaines catégories de collectivités, aux obligations de sécurité des systèmes d'information critiques découlant de NIS 2. La question de la localisation et de la gouvernance de ces données est devenue un critère de sélection explicite dans les appels d'offres publics, en particulier depuis les débats sur l'extraterritorialité des législations américaines (Cloud Act) appliquées aux données hébergées chez des prestataires non européens.

Celeste répond à cette contrainte en proposant un hébergement dans ses propres datacenters, dont trois sont certifiés ISO 27001 et HDS (Hébergement de Données de Santé), certification qui atteste d'un niveau de sécurité physique et logique exigeant, au-delà du seul secteur sanitaire. Pour le RSSI d'une collectivité, cette combinaison — réseau propriétaire end-to-end, opérateur de droit français, hébergement certifié en infrastructure propre — réduit les surfaces de risque associées à la chaîne de traitement des données vidéo.

L'ensemble de la chaîne de valeur — réseau, hébergement, exploitation — reste ainsi sous contrôle d'un opérateur unique, sans dépendance à des infrastructures mutualisées ou à des acteurs soumis à des régimes juridiques étrangers. Pour les DSI de collectivités soumises à des obligations de traçabilité des flux ou à des exigences de localisation des données imposées par leur autorité de tutelle, ce point constitue un facteur de qualification contractuelle, et non un simple argument commercial.

L'étude technique gratuite

Le seuil de rentabilité du modèle IRU par rapport à une location de liens dépend de plusieurs variables propres à chaque territoire : nombre de caméras à raccorder, distance entre les sites, densité et nature des travaux de génie civil requis, durée d'engagement souhaitée. Celeste propose une étude technique personnalisée, réalisée sans engagement par son bureau d'études interne, comme point d'entrée systématique de chaque projet. Cette étude dimensionne l'architecture réseau, évalue les contraintes de déploiement et fournit les éléments de coût permettant à la collectivité de comparer le modèle IRU à ses contrats de location en cours.

Pour le DSI ou le directeur général des services d'une collectivité, cet exercice de comparaison doit intégrer non seulement le coût direct de l'infrastructure sur la durée du contrat, mais aussi les coûts indirects liés à la dépendance opérateur : risques de hausse tarifaire à chaque renouvellement, contraintes de rénégociation, coûts de migration en cas de changement de prestataire. Sur 20 à 30 ans, l'écart entre une dépense Opex indexée et un investissement Capex fixe peut représenter une fraction significative du budget de fonctionnement informatique d'une collectivité de taille intermédiaire.

L'offre est disponible sur l'ensemble du territoire national, appuyée sur les 15 agences régionales de Celeste. La couverture géographique et la capacité de génie civil en propre — 20 km sur 85 dans le projet départemental cité — constituent des critères opérationnels structurants pour des projets en zones rurales ou périurbaines, où les infrastructures passives disponibles sont souvent insuffisantes pour un déploiement sans travaux significatifs. C'est précisément dans ces configurations que l'IRU, associé à une maîtrise d'oeuvre intégrée, offre l'avantage comparatif le plus net par rapport aux solutions de services réseau standard.

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