Selon une étude menée par l’éditeur de bases de données Couchbase, les sociétés de services financiers pourraient gaspiller jusqu'à 45 millions de dollars sur des projets numériques d’ici mi-2019, faute d’objectifs clairement définis.

Dans l’enquête réalisée par Couchbase, le secteur financier dépense près de deux fois plus que la plupart des autres industries pour sa transformation digitale. En moyenne, les sociétés de services financiers ont en effet dépensé 42 millions de dollars dans ce but entre juillet 2017 et juillet 2018, contre 24 millions tous secteurs confondus. D’ici juillet 2019, elles prévoient d’investir 45 millions supplémentaires. Malgré cela, les sociétés de services financiers ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs numériques.

Pour 66 % des entreprises de services financiers, le principal objectif des initiatives numériques est de permettre l’innovation en matière d'orientation client. Néanmoins, seuls 4% d’entre elles estiment être parvenue à révolutionner l'expérience de l'utilisateur final.

Des projets numériques freinés chez 88% des entreprises financières

Près de neuf sur dix (88 %) sociétés du secteur ont vu un projet numérique retardé, réduit ou même échoué. Le montant des investissements engagés ne suffit donc pas à réussir sa transformation, particulièrement dans un secteur où les Directions des Systèmes d’Information sont soumises à une forte pression.

Un quart des représentants du secteur financier considèrent la transformation numérique comme une tâche insurmontable. 58 % des répondants ont même déclaré que la fixation sur le numérique a augmenté le risque de se lancer dans des projets mal conçus, qui ne seront tout simplement pas livrés.

Le legacy, principal obstacle à l’innovation

Beaucoup d’entreprises se heurtent à un frein de taille lorsqu’elles s’engagent dans de telles démarches : le poids de l’existant. Le secteur financier, l’un des premiers à s’être informatisé, est aujourd’hui caractérisé par une forte dépendance à l’égard de son legacy. Bien souvent, ses DSI ont du mal à livrer les projets à temps ou conformément à leur portée initiale, tout simplement parce que les systèmes de gestion de bases de données en place ne permettent pas de soutenir les initiatives numériques. 28 % d’entre eux indiquent même qu'ils adoptent les nouvelles technologies de bases de données plus lentement qu'ils ne le devraient, en raison de cette forte dépendance aux anciens systèmes.

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Source : étude Couchbase

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