Une étude de la DGE montre que la France dispose d’atouts indéniables pour réussir dans le domaine de l’IA, à condition de mettre en place une politique volontariste et d’investir massivement dans les formations adéquates.

Les autorités françaises aspirent à faire de la France un acteur majeur de l’intelligence artificielle. Telle est l’ambition de la stratégie nationale présentée en mars 2018 par le président de la République et confiée, pour son volet économique, à la DGE (Direction générale des entreprises), et au Pipame, le Pôle interministériel de prospective et d'anticipation des mutations économiques.

Dans ce cadre, une étude intitulée « Intelligence artificielle – État de l’art et perspectives pour la France » a été confiée au cabinet Atawao. Elle analyse le marché de l’IA par secteur et propose un classement de 14 secteurs économiques français potentiellement les plus impactés par l’IA.

Enclencher une dynamique d’investissement et d’innovation

L’une des premières conclusions de l’étude, hormis l’état de l’art en matière d’IA dans les différents secteurs économiques en France, est que le développement de l’IA repose sur deux piliers : la généralisation de la puissance de calcul et la mise à la disposition des acteurs de de très grands jeux de données de qualité.

La mise en place des infrastructures de calcul à la fin des années 2000 a répondu à la première exigence. Quant à le deuxième, la DGE estime que « pour l’ensemble des secteurs économiques, l’accès à des données métier de qualité (images, texte ou données numériques) est le principal facteur d’accélération ou de limitation des innovations ».

Capitaliser sur les usages sectoriels de l’IA

Le deuxième volet de l’étude est consacré à faire le point sur la pénétration et l’utilisation de l’IA dans les différents secteurs économiques en France. Le rapport signale une grande disparité entre les secteurs.

Certes, l’adoption de l’intelligence artificielle reste corrélée à la digitalisation d’un secteur et donc à la disponibilité des données pour permettre l’apprentissage. Mais l’étude note tout de même que « même si la grande majorité des investissements est réalisée sur des technologies d’IA génériques, une dynamique d’usage sectoriel commence également à se développer, notamment en santé et en transports ».

Enfin, last but not least, le rapport note qu’un effort majeur de formation doit être entrepris, car en dehors de formations spécialisées (comme celle de l’ENSAE), l’IA est insuffisamment enseignée de manière générale. « Pour accélérer cette formation, un effort particulier devrait être fait rapidement au travers de MOOCs et de projets de formations universitaires pour créer le corpus de référence en langue française sur l’IA, préconise le rapport ».

Source : DGE

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