Malgré la forte pression que subissent les équipes IT pour migrer l’ensemble des applications dans le cloud, dans certains cas il est encore préférable de conserver des solutions on-premise.

Près de 38% des départements IT admettent ressentir une forte pression pour migrer le système d’information dans le cloud, selon une enquête menée par IDG. Pourtant, cette stratégie n’est pas toujours la plus pertinente. Dans une tribune, Joe McKendrick, l’un des co-auteurs du manifeste SOA, présente quatre situations dans lesquelles la migration sur le cloud n’est pas forcément adaptée.

1Les applications fortement dépendantes du legacy

Dès lors qu’une application est étroitement interconnectée avec des systèmes legacy, qui fonctionnent eux-mêmes uniquement sur site, mieux vaut la maintenir on-premise. Cela permet ainsi de garder l’entière maîtrise des paramétrages, un aspect important pour les applicatifs soumis à des fortes exigences de fiabilité et de performance.

A cela s’ajoute un autre aspect : migrer de grosses applications legacy monolithiques dans le cloud peut s’avérer un vrai chemin de croix pour l’IT, sans forcément de justification suffisante en termes de valeur ajoutée.

2Les coûts cachés du cloud

Si le coût d’entrée pour la plupart des grandes plateformes de cloud sont en général raisonnables, il peut néanmoins y avoir des surprises, notamment au niveau des frais de sortie. Au moment de passer à la pratique, la réversibilité si souvent mise en avant par les fournisseurs n’est donc pas forcément avantageuse pour les clients.

3La sécurité des données

Sur ce point, tout dépend des données concernées par la migration. Si parmi celles-ci figurent des données très sensibles, pour lesquelles l’organisation ne peut prendre aucun risque, un hébergement sur site, dans un système entièrement séparé de l’extérieur, peut s’avérer plus sûr.

4Le besoin de traitements performants

Cette situation concerne en particulier les applications qui consomment de gros volumes de données. Si ces données sont collectées dans un data center, déplacer ces données dans un cloud public n’est pas toujours pertinent. D’une part, la migration n’est pas instantanée, loin de là. D’autre part, dès lors que les traitements doivent être effectués en temps réel, ou qu’il s’agit d’analyses complexes, il est préférable de laisser les applications au plus près des données. Là encore, c’est une question de performance.

Ces différents cas de figure concernent surtout les organisations dont le système d’information a une certaine ancienneté, et qui doivent composer avec cet existant. Pour les entreprises plus jeunes, de type start-up, il est plus simple de tout bâtir dans le cloud.

Source : ZDNet.com

AUCUN COMMENTAIRE