Les réseaux sociaux sont actuellement dans l’obligation de surveiller étroitement les contenus publiés à cause des tensions entre l’Iran et les États-Unis. Il y a quelques jours, Instagram a supprimé une multitude de publications mentionnant le meurtre du général Qassem Soleimani. La plateforme a également supprimé tous les messages reliés au CGRI (Corps des Gardiens de la Révolution Islamique) actuellement qualifié d’organisation terroriste par les États-Unis. Il faut savoir qu'Instagram est la seule plateforme de réseaux sociaux non bloquée par le gouvernement iranien. L’année dernière, l’entreprise a supprimé le compte de Soleimani ainsi que ceux de certains utilisateurs de haut niveau comme le footballeur iranien Alirea Jahanbakhsh. L’un des porte-paroles de Facebook a également indiqué que son entreprise respectait les sanctions contre l’Iran en supprimant activement tous les messages exprimant un soutien aux organisations terroristes désignées par les États-Unis et à leur dirigeant. Facebook examine particulièrement tous les contenus, respectant ainsi la désignation du gouvernement américain d'organisation terroriste du CGRI et de ses dirigeants.

Malgré cette initiative, Instagram fait actuellement l’objet de critiques de la part de différents groupes, à l'image de la Fédération internationale des journalistes. Selon eux, la plateforme aurait supprimé certains contenus publiés par 15 journalistes iraniens, ce qui va à l’encontre des normes mondiales de la liberté d’expressions et des médias. Jillian C York, la directrice de l’Electronic Frontier Fondation pour la liberté d’expression internationale, a déclaré sur Twitter qu’Instagram avait « légalement tort » dans sa vision des sanctions américaines, car selon elle, la plateforme aurait procédé à des actions par excès de prudence pour éviter des sanctions sévères. Instagram n’est pas le seul à essayer de se conformer aux sanctions américaines. En fin de semaine, la CBC (Canada Broadcasting Corporation) a indiqué que deux campagnes de financement pour les passagers du vol ukrainien abattu par des missiles iraniens avaient été supprimées pour ensuite être rétablies. Les deux campagnes de la « Iranian Society d’Edmonton » et d’un Irano-Canadien étaient censées amasser des fonds au Canada. Par rapport à cette situation, l’un des porte-paroles de GoFundMe a déclaré que dans les cas où des pays sanctionnés sont impliqués, les campagnes de collecte de fonds doivent respecter toutes les lois applicables dans les pays dans laquelle l’organisation opère. Ces campagnes doivent avoir un plan de livraison transparent et respecter les conditions de service de GoFundMe. En effet, l’organisation a besoin d’informations supplémentaires de la part des organisateurs de la campagne pour s’assurer que les fonds vont au bon endroit.

À lire aussi L’Iran pourrait utiliser les cyberattaques pour venger la mort de Qassem Soleimani

AUCUN COMMENTAIRE