Selon Buzzfeed, le gouvernement du Royaume-Uni dirigé par le premier ministre Boris Johnson utiliserait des cookies sur son site web gouv.uk à des fins de propagande. Cette collecte d’informations personnelles toucherait tous les citoyens britanniques qui passent par le portail gouvernemental. Il s’agirait d’une demande de Boris Johnson à tous les ministères, via un cabinet spécial chargé de préparer l’opinion publique à un Brexit sans accord. Cette campagne de récupération de données serait d’une priorité absolue. Le porte-parole du gouvernement Johnson a apporté des éclaircissements sur les faits. Selon ses explications, l’objectif de cette opération serait celui d’améliorer la qualité des services, et que de toute manière, les cookies récupèrent des informations anonymes. Il s’agirait d’une pratique tout à fait conforme à la loi et à l’éthique. Ce que des experts en protection de la vie privée ont fortement contesté. La commission parlementaire sur le numérique a déjà demandé au gouvernement, sans succès, de réformer la Loi électorale pour éviter les désinformations en ligne. Le régulateur britannique, l’OIC, a également déclaré que le citoyen est le seul à pouvoir décider de l’utilisation de ses données personnelles. Dans la foulée, l’OIC annonce la réalisation d’un audit sur tous les partis politiques cette année.

Le premier ministre Boris Johnson et son conseiller spécial Dominic Cummings n’en sont pas leur première utilisation polémique de données pour des visées politiques. Déjà lors référendum sur le Brexit, Cummings avait réalisé une campagne ciblée sur les réseaux sociaux en utilisant des méthodes qu’on pourrait juger de peu scrupuleuses. En effet, une enquête a fait ressortir que la campagne du « Vote Leave », pour laquelle les deux personnalités ont figuré parmi les leaders, a versé de l’argent à une société informatique canadienne, Aggregate IQ, filiale de Cambridge Analytica. Cette entreprise a admis avoir eu recours à des messages xénophobes pour influencer les électeurs à voter le « Leave ». La « Vote Leave » a été condamnée pour ces faits, tandis qu’une autre enquête est en cours. Notons que Facebook a aussi participé à la campagne du Brexit, mais a rendu publiques toutes ses données publicitaires.

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