Le parlement japonais a voté récemment une nouvelle législation interdisant le pilotage de drone en état d’ébriété. Cette loi vise à limiter les abus d’utilisation des aéronefs télécommandés dans l’espace aérien du pays. Toute personne reconnue coupable d’avoir enfreint cette loi peut écoper d’une amende pouvant aller jusqu’à 300,000 yens soit près de 2,500 euros. Cette nouvelle loi s’applique pour tous les drones pesant plus de 200 g incluant ainsi les petits appareils comme le DJI Spark et le Parrot Anafi. L’un des responsables du ministère des transports japonais a déclaré que l’utilisation d’un drone en état d’ébriété est aussi grave que de conduire avec des facultés affaiblies.

La nouvelle législation punit également les pilotes qui réalisent des cascades dangereuses avec leur drone. Le fait de diriger rapidement un appareil aérien sans pilote vers une foule peut entrainer le paiement d’une amende de 500,000 yens (4,100 euros). La loi limite également les espaces aériens autorisés pour le survol de drone. Il est actuellement interdit de voler à moins de 300m des forces armées japonaises, du personnel militaire américain et des installations liées à la défense sans autorisation au préalable. Les drones ne peuvent pas également survoler les centrales nucléaires, les bâtiments du parlement japonais, le bureau du premier ministre ainsi que les stades et les sites des Jeux olympiques de 2020. Si aucune licence n’est requise pour piloter un drone au Japon, les pilotes doivent se confronter à des règles strictes comme rester en dessous de 150m, éviter les transports, éviter les zones encombrées, voler seulement pendant le jour et garder le drone en vue à tout moment.

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