Si les API sont bien connues pour être utilisées principalement par les développeurs, il semblerait que ce ne soit plus tout à fait le cas. Un sondage réalisé par Postman révèle que d’autres spécialités utiliseraient de plus en plus les API dans le cadre de leur métier, à mesure que leur écosystème évolue. Basé sur les réponses de 10.000 participants, les résultats de l’enquête montre que 53 % des utilisateurs d’API ne sont pas développeurs, mais appartiennent à d’autres domaines de l’informatique, comme la rédaction. Ce chiffre contraste avec celui présenté l’année dernière, faisant ressortir que 59 % des utilisateurs étaient des développeurs, qu’ils soient front-end ou back-end.

Le sondage montre également quelques chiffres touchant l’utilisation des API par les non-développeurs. Il en est ressorti que les équipes autour des API sont de plus en plus restreintes, avec 10 membres tout au plus. Ce profil d’équipe représente 74 % des répondants. 38 % travaillent même dans une équipe de moins de 5 personnes. Seuls 2 % des personnes concernées par l’étude déclarent évoluer dans une grosse équipe de plus de 50 personnes. Par ailleurs, les API les plus utilisées sont internes, pour 53 % des réponses. Les API publiques sont donc de moins en moins sollicitées, au profit des API partenaires. En effet, 28 % des API sont partagées entre partenaires, en hausse de 2 % par rapport à l’année dernière. Pour leur part, l’utilisation des API publiques est en baisse de 3 points, passant de 22 à 19 %. 47 % des répondants déclarent que les API doivent être régulièrement mises à jour. Une telle opération est nécessaire mensuellement pour 28 % d’entre eux, tandis que 16 % pensent que les mises à jour sont indispensables hebdomadairement, et quotidiennement pour 3 %. 64 % des répondants estiment que l’amélioration la plus indispensable des API est de fournir une meilleure documentation. 59 % pensent qu’il s’agit plutôt de la normalisation, et d’exemple de code pour 58 %. Les personnes interrogées ont aussi exprimé d’autres besoins moins essentiels pour l’amélioration des API, comme les cas réels d’utilisation, un meilleur flux de travail, des SDK et la disponibilité d’outils de travail supplémentaires. L’enquête a aussi fait ressortir que le développement occupe la majeure partie du temps pour 26 % des utilisateurs interrogés. 22% estiment qu’il s’agit plutôt des autres tâches, dont le debug et les tests manuels, et 11 % mettent en avant les tests automatisés. 11% également des répondants déclarent qu’il s’agit plutôt de la conception et la simulation API. De leur côté, les auteurs du sondage ont conclu que la plupart des participants passent la majeure partie de leur temps, soit environ 70 %, sur les tests manuels et le debug plutôt que sur le développement. Les auteurs de l’enquête précisent qu’idéalement, il faudrait consacrer plus de temps sur la conception et l’automatisation des tests, plutôt que d’essayer de comprendre pourquoi une API ne fonctionne pas.

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