My Youzer est une interface dédiée aux managers et aux utilisateurs finaux, distincte de la plateforme technique réservée aux équipes IT. Ce découplage, une couche métier accessible sans formation technique, connectée à une plateforme IGA complète, adresse un problème structurel qui bloque l'efficacité des programmes de gouvernance des identités en impliquant les métiers.

Le marché mondial de l'IGA est évalué à 10,12 milliards de dollars en 2026 et devrait atteindre 29,06 milliards de dollars d'ici 2035, soit un TCAC de 12,3 %. Gartner mesure une croissance de 9,2 % entre 2023 et 2024, accélérée à 10,7 % entre 2024 et 2025. Cette dynamique ne s'explique plus seulement par la conformité réglementaire : Gartner note explicitement que la sécurité et l'efficacité opérationnelle ont supplanté la conformité comme premiers moteurs d'adoption. Pour les RSSI et DSI, ce glissement de motivation signale que l'IGA n'est plus seulement un outil d'audit — c'est un levier de productivité et de réduction du risque opérationnel au quotidien.

Les revues d'habilitations échouent moins par défaut d'outillage que par absence d'implication des seuls acteurs capables de valider la légitimité d'un accès, les managers qui connaissent leurs équipes et leurs périmètres de mission. C’est le verrou que My Youzer cherche à lever. La revue des habilitations est un exercice dont l'efficacité dépend de l'implication des managers, les seuls à pouvoir évaluer si les accès détenus par leurs collaborateurs sont légitimes au regard de leurs missions.

Or un tiers des responsables IT identifient les tâches manuelles chronophages comme le premier frein à l'efficacité de leurs programmes IGA, selon l'Identity Defined Security Alliance. Quand l'interface de revue est conçue pour des administrateurs IT, les managers la subissent plutôt qu'ils ne l'utilisent. Les campagnes de recertification s'allongent, les validations deviennent formelles, et l'IT absorbe un volume de tickets sans valeur ajoutée que les équipes métier auraient pu traiter en autonomie.

L'interface métier comme condition d'efficacité

My Youzer repose sur une architecture à deux niveaux explicitement assumée : la plateforme Youzer pour les équipes IT, My Youzer pour les managers et les utilisateurs finaux. Ce choix de séparation des interfaces selon les profils d'usage reflète une réalité de terrain. Un manager qui reçoit une demande de recertification dans une interface technique, avec des libellés d'habilitations exprimés en termes système plutôt qu'en termes métier, ne peut pas évaluer la légitimité d'un accès sans solliciter l'IT pour interpréter ce qu'il lit. Ce circuit de traduction systématique est la source principale de la lenteur et de l'inexactitude des campagnes de revue dans les organisations qui n'ont pas résolu ce problème d'interface.

My Youzer offre aux managers une vision en temps réel des accès de leurs équipes, la capacité de formuler des demandes en autonomie et la participation directe aux revues d'habilitations. Pour les équipes IT, la traduction est immédiate : moins de tickets entrants sur des demandes d'accès standard, un traitement centralisé dans la plateforme Youzer, et une traçabilité complète pour les audits. Thierry Castaignos, responsable commercial chez Youzer, a déclaré : « La gestion des identités a longtemps été l'affaire exclusive des équipes IT. Avec My Youzer, nous donnons aux managers et aux métiers les moyens d'y contribuer activement, sans complexité. » Ce déplacement de la charge de traitement vers les métiers n'est viable que si l'interface est suffisamment intuitive pour ne pas générer un besoin de formation — condition que Youzer positionne comme centrale dans sa conception.

Le catalogue de services paramétrable inclus dans My Youzer structure l'autonomie des utilisateurs finaux sur les demandes d'accès courantes. Plutôt que de soumettre chaque demande via un ticket IT, l'utilisateur formule sa demande dans un catalogue dont les entrées sont exprimées en termes fonctionnels — accès à une application, à un dossier partagé, à un périmètre de données — et dont le workflow d'approbation est déclenché automatiquement vers le bon valideur. Ce mécanisme réduit le délai d'attribution des accès, supprime le circuit email ou ticket pour les demandes standard, et maintient la traçabilité requise pour les audits de conformité.

Gouvernance des identités et conformité réglementaire

La pression réglementaire sur la gouvernance des identités s'est intensifiée sur plusieurs fronts simultanément. NIS2, entrée en application en octobre 2024, impose aux entités essentielles et importantes une gestion rigoureuse des droits d'accès et une capacité à démontrer la légitimité des habilitations à tout moment. Le RGPD exige que l'accès aux données personnelles soit strictement limité aux personnes dont les missions le justifient — ce qui suppose un mécanisme de revue régulière des habilitations sur les systèmes traitant ces données. Pour les organisations soumises à des audits ou à des certifications sectorielles — ISO 27001, SOC 2, HDS dans la santé — la capacité à produire une preuve documentée des décisions de recertification est une exigence non négociable.

My Youzer adresse ce besoin de traçabilité en faisant des managers les acteurs documentés des décisions d'accès de leurs équipes. Chaque validation ou révocation effectuée dans l'interface est tracée dans la plateforme Youzer, horodatée et attribuée à son auteur. Cette chaîne de décision reconstituable est précisément ce que les auditeurs demandent : non pas seulement la liste des accès en vigueur, mais la preuve que chaque accès a été explicitement validé par une personne habilitée à en juger la légitimité. Sans implication des managers dans le processus de revue, cette preuve ne peut être produite que par l'IT — qui n'a pas la connaissance métier pour en garantir la pertinence.

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