SCC France obtient simultanément le Label Numérique Responsable niveau 2 et la certification ISO 50001, portant à sept le nombre de certifications ISO de l'entreprise. Ces deux reconnaissances entérinent une trajectoire de décarbonation chiffrée : réduction de 5 à 10 % des consommations énergétiques par an, objectif de neutralité carbone en 2040, avec un premier jalon de réduction de 50 % d'ici 2030.
Les deux certifications surviennent dans un contexte de marché où la performance environnementale cesse d'être un critère différenciant pour devenir une condition d'accès aux appels d'offres. D'après les prévisions Numeum-PAC, le marché IT français progressera de 4,3 % en 2026, tandis que les exigences réglementaires en matière de performance énergétique et d'achats responsables s'intensifient, notamment sous l'effet de la directive CSRD et des critères ESG intégrés aux procédures de qualification des fournisseurs des grands comptes. Pour un prestataire de services informatiques comme SCC France, disposer de référentiels audités et reconnus par des organismes indépendants réduit la charge de justification lors des évaluations clients et renforce la traçabilité des engagements RSE tout au long de la chaîne de valeur.
La démarche de certification de SCC France ne date pas de 2026 : l'entreprise a initié un processus de certification volontaire dès 1995. L'ISO 50001 constitue la septième certification ISO obtenue par le groupe, ce qui situe ces deux nouvelles reconnaissances dans une continuité structurelle plutôt que dans une logique de rattrapage réglementaire. Le Label Numérique Responsable niveau 2, attribué par l'Institut du Numérique Responsable, et l'ISO 50001 couvrent deux périmètres complémentaires : l'un évalue l'intégration des enjeux environnementaux, sociaux et éthiques dans les activités numériques au sens large ; l'autre structure le pilotage opérationnel de la consommation énergétique avec un cycle d'amélioration continue auditable.
Un plan d'action pluriannuel pour toutes les directions
Le Label Numérique Responsable niveau 2 exige la démonstration d'actions effectives et mesurables intégrées aux processus opérationnels. Pour SCC France, l'obtention de ce niveau s'appuie sur quatre axes : la constitution d'une équipe d'ambassadeurs Numérique Responsable en interne, la finalisation de l'analyse de double matérialité, exercice qui identifie les impacts de l'entreprise sur son environnement et les risques environnementaux pesant sur l'entreprise, le renforcement de l'activité de réemploi via la filiale SCC Recycling, et l'intégration d'objectifs chiffrés dans un plan d'action pluriannuel engageant l'ensemble des directions.
L'analyse de double matérialité constitue un élément central de ce dispositif. Rendue obligatoire pour les entreprises soumises à la CSRD, elle permet d'identifier les enjeux prioritaires sur lesquels concentrer les efforts RSE, en croisant l'impact financier pour l'entreprise et l'impact sur les parties prenantes externes. Pour SCC France, prestataire dont l'activité génère des flux significatifs d'équipements informatiques en fin de vie, la double matérialité positionne le réemploi et la gestion des déchets électroniques comme des enjeux matériels, justifiant le renforcement de SCC Recycling comme levier opérationnel et non comme initiative périphérique.
Patricia Oudart, Responsable RSE-QSE chez SCC France, précise la portée de la labellisation : « Il ne s'agit pas d'une déclaration d'intention, mais d'un programme structuré qui engage l'ensemble de nos directions et s'inscrit dans la durée. » Cette formulation pointe un écueil fréquent dans les démarches RSE des ESN : la concentration des engagements sur la direction RSE sans diffusion dans les processus achats, commerciaux et opérationnels. L'obtention du niveau 2 atteste que SCC France a franchi ce seuil de transversalité.
ISO 50001, une réduction de 5 à 10 % de consommation par an
La certification ISO 50001 organise la gestion de l'énergie selon un cycle PDCA, Plan-Do-Check-Act. Ce qui se traduit par la définition d'une politique énergétique, l’identification des usages significatifs, la fixation d'objectifs mesurables, la mise en œuvre de plans d'action, l’audit et la révision. Pour SCC France, ce cadre se traduit par un objectif de réduction de la consommation énergétique de 5 à 10 % par an, un engagement quantifié et auditable qui dépasse la logique déclarative. Anne-Sophie Laurent, Chef de projet RSE-QSE, situe l'enjeu, qui « traduit notre volonté d'aligner notre stratégie de décarbonation avec des actions opérationnelles suivies et auditées. »
L'ISO 50001 présente un intérêt réglementaire direct pour les entreprises soumises aux obligations du décret tertiaire, qui impose une réduction progressive des consommations énergétiques des bâtiments de plus de 1 000 m² : 40 % d'ici 2030, 50 % d'ici 2040, 60 % d'ici 2050 par rapport à une année de référence. Le système d’administration énergétique imposé par l'ISO 50001 fournit le dispositif de mesure, de suivi et de reporting nécessaire pour démontrer la conformité à ces obligations, tout en anticipant les contrôles administratifs. Pour une ESN opérant sur plusieurs sites, cette cohérence entre référentiel volontaire et obligation réglementaire réduit la duplication des dispositifs de pilotage.
La trajectoire de neutralité carbone 2040 de SCC France repose sur ce socle de pilotage énergétique. Le jalon intermédiaire de réduction de 50 % d'ici 2030 impose un rythme d'amélioration soutenu sur cinq ans, que le cycle d'audit annuel de l'ISO 50001 permettra de vérifier et d'ajuster. Sans ce cadre de pilotage, un objectif à horizon 2040 reste une projection non contraignante ; avec lui, chaque révision annuelle constitue un point de contrôle opposable aux parties prenantes internes et externes.
Avec le Label Numérique Responsable niveau 2 et l'ISO 50001, SCC France dispose d'un système d’administration RSE reposant sur sept certifications ISO et deux labels sectoriels, couvrant la sécurité de l'information, la qualité, lea gestion environnementale et désormais la performance énergétique. Cette architecture de référentiels répond à une réalité du marché IT B2B : les grandes organisations publiques et privées intègrent de plus en plus des critères RSE vérifiables dans leurs grilles de sélection de fournisseurs, rendant la certification non plus un avantage concurrentiel mais un prérequis de qualification.























