Unyc annonce le lancement d’une offre EDR intégrée à sa plateforme Atlas, complétant son catalogue cybersécurité à destination des PME et TPE. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique concurrentielle déjà engagée par Bouygues Telecom Business et Orange Business, où les acteurs structurent des offres composées associant cybersécurité, cloud, productivité et communications afin de capter les entreprises engagées dans une migration progressive vers des environnements IT souverains.

Présentée à l’approche d’IT Partners 2026, la nouvelle brique EDR repose sur une architecture cloud pilotée depuis Atlas et couvre postes de travail, serveurs physiques et machines virtuelles. Le service est hébergé dans des centres de données européens certifiés ISO vingt-sept mille un, ce qui garantit la localisation des données et répond aux exigences de conformité. Cette intégration native permet aux partenaires de gérer l’ensemble du cycle, de la commande au déploiement, réduisant ainsi les frictions opérationnelles et les délais de mise en production.

Cette annonce intervient alors que la maturité cyber des petites entreprises reste faible. Quatre PME sur cinq déclarent ne pas être préparées aux cyberattaques et plus d’une sur deux ne sait pas évaluer l’impact d’un incident sur son activité. Parallèlement, l’extension des cadres réglementaires NIS deux et DORA élargit le périmètre des obligations de sécurité aux sous-traitants, ce qui place désormais de nombreuses PME sous contrainte contractuelle directe. Ce durcissement réglementaire transforme la cybersécurité en prérequis d’accès au marché, et non plus en simple option technique.

L’EDR comme point d’entrée dans les PME

Sur le plan fonctionnel, l’EDR combine détection comportementale, réponse automatisée, analyse de vulnérabilités et supervision centralisée. Ce socle permet d’identifier des attaques émergentes, d’isoler automatiquement des postes compromis et de restaurer des fichiers affectés. Pour les RSSI et les DSI de PME, l’impact est immédiat, avec une réduction du temps de détection, une limitation de la propagation latérale et une meilleure visibilité sur la posture de sécurité des endpoints, sans mobilisation d’équipes spécialisées internes.

Mais l’enjeu dépasse la seule protection des postes. Comme Bouygues Telecom Business et Orange Business, Unyc structure désormais des piles de services intégrées associant cybersécurité, sauvegarde, connectivité et outils collaboratifs. Cette convergence répond à une demande croissante d’environnements cohérents, rapidement déployables et exploitables par des partenaires locaux, alors que les entreprises cherchent à réduire la fragmentation de leurs fournisseurs et à stabiliser leurs coûts IT.

Cette évolution accompagne un mouvement plus large de souverainisation de l’IT. Les hausses tarifaires de certains éditeurs internationaux, les incertitudes contractuelles et la pression réglementaire poussent les PME à réévaluer leurs dépendances technologiques. La cybersécurité constitue aujourd’hui le point d’entrée le plus visible, mais la même logique s’étend déjà à la productivité numérique et aux communications unifiées, avec une priorité donnée à la maîtrise des données et à la prévisibilité budgétaire.

La souverainisation de l’IT, levier de conquête des PME

Pour Unyc, l’EDR agit comme levier d’activation commerciale et technique auprès d’un réseau de plus de mille trois cents partenaires. Cette approche permet aux intégrateurs de proximité d’élargir leur proposition de valeur et aux PME d’accéder à des mécanismes avancés sans internaliser des compétences recherchées. À court terme, cela se traduit par une amélioration mesurable de la simplification des parcours d’achat.

À moyen terme, la bataille du marché PME se joue sur la capacité à livrer des environnements IT complets, immédiatement opérationnels et juridiquement compatibles avec les cadres européens. Pour les DSI et RSSI, les bénéfices attendus sont concrets, avec une réduction du nombre d’interlocuteurs, une amélioration de la posture de sécurité, une meilleure continuité d’activité et une visibilité accrue sur les coûts. Pour les fournisseurs, l’enjeu est de capter les flux de migration en cours en proposant des offres souveraines intégrées, plutôt que des briques technologiques isolées.

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