Résultat : les entreprises se retrouvent confrontées à une fragmentation des assistants, chacun rattaché à un environnement applicatif spécifique, avec ses logiques propres. Une situation qui complexifie l’intégration dans les processus métiers et rend plus difficile la gouvernance globale des usages.
Quand l’outil ne suffit plus à créer de la valeur
Si les premiers bénéfices sont tangibles, nombre de projets peinent à dépasser le stade de l’expérimentation. Le passage du prototype à l’industrialisation reste un point de friction bien identifié dans les projets d’IA en entreprise, en raison de freins organisationnels, de questions de sécurité ou d’un manque de compétences internes.Au-delà de la technologie, c’est souvent l’absence d’appropriation par les métiers et d’intégration dans les processus existants qui limite l’impact. L’IA reste alors cantonnée à des usages périphériques, sans modifier en profondeur la façon de travailler.
La lecture de Magellan Partners : l’IA comme transformation d’entreprise
C’est sur ce diagnostic que s’appuie Magellan Partners. Le groupe inscrit l’IA dans son approche de “transformation augmentée”, qui place l’humain et l’organisation au cœur du dispositif. L’IA y est conçue comme une capacité collective, appelée à s’inscrire dans la durée, plutôt que comme une succession d’outils à déployer.Cette approche se distingue par une volonté affichée de dépasser la logique du “quick win” pour travailler sur les conditions d’une adoption pérenne : gouvernance, compétences, organisation du travail et alignement stratégique.
Acculturation à l’IA : un levier encore sous-estimé
Pour Magellan Partners, l’un des enjeux majeurs réside dans l’acculturation à l’IA. L’objectif n’est pas de transformer tous les collaborateurs en experts techniques, mais de leur permettre de comprendre les principes, les limites et les impacts concrets de ces technologies.Cette acculturation concerne aussi bien les dirigeants, appelés à arbitrer les investissements et les risques, que les managers et les équipes métiers, qui doivent intégrer l’IA dans leurs pratiques quotidiennes. Sans ce socle commun, l’IA peine à s’imposer comme un outil de transformation et reste perçue comme un objet extérieur, voire imposé.
Expérimenter sans se disperser
Magellan Partners plaide également pour une expérimentation encadrée. Tester des cas d’usage est nécessaire, mais encore faut-il le faire dans un cadre sécurisé, avec des objectifs clairs et des critères d’évaluation partagés. L’enjeu est moins de multiplier les démonstrateurs que de créer des conditions favorables à un passage à l’échelle lorsque la valeur est avérée.Cette logique vise à éviter l’écueil de projets vitrines, souvent abandonnés faute de débouchés opérationnels, et à inscrire l’expérimentation dans une trajectoire industrielle.
Développer des compétences internes pour sécuriser la trajectoire
Autre pilier de cette approche : la montée en compétences internes. Magellan Partners insiste sur la nécessité pour les entreprises de ne pas dépendre exclusivement d’outils externes ou de prestataires pour piloter leurs projets IA.De nouveaux rôles émergent progressivement (pilotage des usages IA, supervision d’agents, gouvernance et conformité) qui appellent des compétences hybrides, à la croisée de l’IT, des métiers et du management. L’IA devient ainsi un sujet stratégique pour les directions métiers autant que pour les DSI.
L’IA agentique comme prolongement industriel
Cette vision trouve une traduction opérationnelle avec M’Agents, la plateforme d’IA agentique développée par le groupe. L’objectif n’est pas de proposer un assistant supplémentaire, mais une couche d’orchestration permettant de coordonner des agents capables d’agir directement dans les systèmes d’information, de manière traçable et gouvernée.Magellan Partners y voit un prolongement logique de sa démarche : une technologie au service d’une transformation durable, conçue pour s’intégrer aux organisations existantes plutôt que les contourner.























