Le condensé de l'actualité digitale Marketing et Communication commentée par le CMIT, le Club des directeurs marketing et communication de l’IT.

Avec aujourd’hui : Rosalie Lacombe-Ribault (@rosalielacombe), Directrice Marketing et Communication du groupe Talan, et membre du CMIT (@CMITfr)

1. Vers le marketing des communautés

Après le marketing de « la ménagère de moins de 50 ans » nous voici entrés dans l’ère du marketing des communautés, du ‘one to one’ au ‘one to few’, de l’appartenance à l’influence, des communautés aux codes de groupes qui se mobilisent pour leurs membres. Une opportunité pour les marques, à la condition d’adopter un ressort communautaire ou d’intégrer la bande…

Source : La Tribune

  • Le commentaire de Rosalie Lacombe-Ribault :

Ayant travaillé pour une start-up américaine fournissant une solution de plateforme communautaire en ligne, j’adhère très volontiers à un certain nombre de propos de l’auteur.

On peut effectivement cibler des communautés déjà existantes, faire leur cartographie et tenter de s’y intégrer intelligemment en fournissant par exemple du contenu que la communauté n’aurait pas pu produire. Il est alors nécessaire de bien se faire accompagner dans une telle démarche qui nécessitera un doigté certain.

Autre option, que l’auteur n’envisage pas mais que certaines marques ont éprouvé : créer sa propre communauté et ainsi bénéficier d’un puissant effet de levier. C’est ce qu’ont fait des entreprises comme Sony, Sephora, ConsorsBank, Leroy Merlin, Casino (c-vous.com) et Cultura en France se sont essayés à l’exercice avec un certain succès.

Parmi les bénéfices qu’elles affichent aujourd’hui : identifier leurs ambassadeurs, élément ô combien majeur à l’ère du marketing conversationnel, du marketing du bouche à oreille et de la recommandation, diminuer leurs coûts de relation client (ce qui se révèle particulièrement utile sur des marques ayant de gros call centers), créer l’effet longue traîne sur la toile (DIY de Leroy Merlin), co-créer de nouveaux produits et services…

Quelle que soit l’option retenue, développer en propre ou opter pour la stratégie de « nénufar » prônée par l’auteur de l’article, elle doit être le fruit d’une décision stratégique de l’entreprise à son plus haut niveau, car elle positionne la marque dans une nouvelle relation avec le consommateur, une relation de conversation, d’égal à égal, bien loin du mode « push » qu’on utilisait avec la « feu » ménagère de moins de 50 ans…

2. La Data Socialisation profite de la révolution des analytiques

Le terme « Data Socialisation » - qui nous vient des Etats-Unis où le Big Data occupe une place plus importante dans le marketing - signifie qu’on s’assure que la bonne donnée arrivera devant la bonne personne au sein de l’entreprise au bon moment (concept comparable au fameux « Proposer la bonne offre à la bonne personne au bon moment » bien connue des marketeurs).

Source : Webmarketing-com

  • Le commentaire de Rosalie Lacombe-Ribault :

Intéressant concept que celui de Data Socialisation, qui serait selon l’article une nouvelle étape révolutionnaire de l’utilisation du Big Data, touchant à la fois à la notion de partage de la donnée au sein de l’entreprise, mais aussi d’efficacité de celle-ci.

L’idée est de s’inspirer des réseaux sociaux pour en utiliser certaines caractéristiques à l’intérieur de l’entreprise afin de mieux partager les informations, y compris les bonnes idées, et ce quel que soit le niveau hiérarchique, et de mesurer l’engagement qu’elle a généré. Une forme de mise en application de l’entreprise libérée qui plaira certainement aux plus jeunes générations, à fortiori si elles y retrouvent les codes des “likes” et autres “partages” qu’elles connaissent si bien.

Cette nouvelle étape embarque la notion « d’intendance des données » permettant de les tagguer et donc de préciser les droits les concernant. Si ces éléments devraient contribuer à lever les réticences, il est néanmoins fort probable que cette révolution nécessitera un accompagnement à la conduite du changement tant elle peut paraître sur certains points innovante, voire disruptive par rapport à la façon de fonctionner des entreprises traditionnelles.

3. Chatbots, futur eldorado du marketing

De plus en plus de marques sont attirées par les robots conversationnels, qui promettent une relation directe et personnalisée avec les consommateurs. L'intelligence artificielle alimente cet espoir de révolution des approches marketing.

La source : Les Echos

  • Le commentaire de Rosalie Lacombe-Ribault :

Les chatbots répondent à ce besoin de notre société de vouloir tout, toujours plus vite. Ils déferlent dans les grandes entreprises grâce aux évolutions de l’intelligence artificielle et à l’explosion des puissances de calculs. Ils permettent d’apporter une meilleure personnalisation des messages et à terme, promettent de créer une relation singulière entre la marque et son consommateur.

Nous n’en sommes qu’au début de ce phénomène et les marques balbutient encore sur les réelles orientations et exploitations marketing qu’elles pourraient lui donner.

Ce phénomène pourrait être dans les années à venir une lame de fond apportant une véritable différenciation entre les acteurs du marché dans leur capacité à apporter de la valeur ajoutée à leurs clients.

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