L’association du DAF, de la donnée et du Big Data n’est pas un nouveau concept. Depuis toujours, la direction financière collecte, analyse et garantit la donnée. Aujourd’hui, le DAF s’impose en partenaire de la transformation digitale de l’entreprise, aux côtés de la direction générale et de la DSI, et au service des métiers auprès desquels il contribue à apporter de la valeur.

Les directions financières occupent un rôle clé au sein des organisations, elles participent à l’élaboration de la stratégie de l’entreprise, définissent les priorités, accompagnent la prise de décision. Elles gèrent, pilotent et sont les seules à maîtriser quantité de données générées par l’entreprise et son écosystème, ou accessibles par elle. Et elle est certainement la seule à pouvoir en afficher une réelle compréhension. C’est pourquoi la majorité des directions générales (56 %), toutes régions géographiques confondues, considèrent que la finance est la fonction de demain (source : KPMG).

Investi dans sa fonction, le DAF doit répondre à l’objectif d’améliorer la stratégie de son entreprise. Il est le garant de la fiabilité des données produites et fournies aux marchés, et de l’application correcte des normes. Il est également le garant du référentiel comptable de sa société pour coller aux enjeux fiscaux et réglementaires. En cela, il se doit d’être le partenaire de l’entreprise, de sa direction générale, et des métiers. Plus que tout autre fonction, il est légitime sur la donnée.

Le DAF, le partenaire aux premières loges

Confrontées aux problématiques de la croissance exponentielle, de la dispersion et du traitement de la donnée, les entreprises s’intéressent au Big Data. Ont-elles d’ailleurs un autre choix ? Il leur faut s’outiller afin de stocker la donnée, de la sécuriser, d’accélérer ses transferts, et de l’analyser. Une partie de cette mission relève de la DSI, qui doit assurer sa mutation pour être au service des métiers.

De son côté, la direction financière est certainement la plus à même de mesurer l’importance et la valeur de la donnée et de son exploitation. Dans toute entreprise qui croule sous la donnée, l’analyse est une affaire d’experts. Les flux financiers présentent une complexité, mais également une confidentialité qui les réservent au DAF et à ses équipes, les seuls qui peuvent en mesurer l’importance stratégique et définir les critères d’analyses qui seront intégrés dans les algorithmes. Sans oublier de respecter les lois et règlements sur les données privées qui viennent peser sur sa mission en imposant une forte qualité de service.

Le DAF est légitime sur la transformation digitale et le Big Data

Il existe peu d’outils, mais également peu de cerveaux (!) pour créer des indicateurs. C’est toute l’intelligence du DAF hyper-opérationnel de créer ces indicateurs en travaillant sur la photographie du passé, et en faisant des projections sur les tendances. Il dispose d’un accès exclusif aux données financières, et aux collections de données de l’entreprise et de ses métiers pour ouvrir le champ des possibles.

Le rôle du DAF dans le Big Data se fait donc essentiel. Il est le consommateur stratégique des technologies de recherche, d’extraction, d’analyse et de représentation de la donnée. Il participe également à la qualification de la donnée pour faciliter le repérage de celle qui apporte de la valeur. Et la proximité des langages facilite le dialogue avec les analystes et les data scientists.

La proximité du DAF avec le DSI est également essentielle. Tous deux doivent sortir de leur zone de confort et apprendre à parler la même langue. Dans le passé, les directeurs financiers ont vu la technologie comme purement un centre de coûts, mais elle peut aussi être le principal moteur de l’innovation dans l’entreprise. Le DAF doit également aider le DSI dans l’évaluation des projets d’investissements et dans la mesure du ROI, deux missions sur lesquelles l’informatique est rarement à l’aise. Et justement, par sa nouveauté et par son ampleur, le Big Data, vers lequel toutes les organisations vont se tourner, a besoin de ces compétences multiples. Le DAF y a sa place, en vrai partenaire de la direction générale et des métiers, en toute légitimité.

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