Nous vivons une véritable révolution biomédicale : des chercheurs ont imprimé la structure 3D d’un ovaire de souris, qui placée dans une souris stérile lui a permis d’ovuler, et de donner naissance à des souriceaux en bonne santé !

Les applications de l’impression 3D en médecine ne sont pas nouvelles. Le Wake Forest Institute for Regenerative Medicine a révélé récemment qu’il est capable de reproduire en impression 3D la structure musculaire, les os et les tissus d’une oreille. Il est donc logique de tenter aujourd’hui d’imprimer des organes fonctionnels.

Et il faut croire que les recherches vont plus vite que les intentions. Et surtout que notre capacité à faire évoluer l’éthique ! Ainsi, des chercheurs de la Northwestern University Feinberg School of Medicine et de McCormick School of Engineering ont réussi à imprimer la structure 3D d’un ovaire de souris.

Ils ont ensuite retiré l’ovaire d’une souris stérile et l’ont remplacé par la bioprothèse. Non seulement la souris a pu ovuler, mais elle a donné naissance à des souriceaux, qu’elle a pu allaiter sans complication et qui sont en bonne santé.

Le principe de la structure repose sur un échafaudage de filaments de gélatine, un hydrogèle biologique fabriqué à partir de collagène, dans lequel sont implantées des cellules d’œufs immatures. La disposition, l’angle et la taille des filaments déterminent la géométrie et la taille des pores dans lesquels prennent place les follicules ovariens qui entourent l’ovule.

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Toute la difficulté a consisté à trouver la bonne structure et la bonne température pour éviter que la structure ne s’effondre. Ce réglage déterminé, les follicules ont trouvé la stabilité pour permettre aux hormones de circuler, permettre la lactation, aller murir l’œuf, et ovuler. La vie a suivi !

A quoi servent ces expérimentations ? Nous sommes loin de la démonstration de l’intérêt de l’impression 3D. A (long) terme chez l’humain, le procédé pourrait offrir une alternative à la fécondation in vitro et aux transplantations des ovaires. Et plus généralement au replacement d’organes.

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La semaine prochaine se tiendra l’AddFab, 3D printing business show, les 30, 31 mai et 1er juin, à Paris, Porte de Versailles, en parallèle du salon Graphitec. J’aurai l’honneur d’y animer plusieurs tables rondes, dont le mardi 30 mai à 16:00 sur le thème « L’imprimante 3D, nouvel outil à disposition du médecin ? », en compagnie du Docteur Jean-Christophe BERNHARD, du CHU de Bordeaux, de Narcisse ZWETYENGA, du CHU de Dijon, et de Léa POURCHET, de 3D FAB.

Le contenu de la table ronde portera sur « L’impression 3D s’introduit désormais dans le secteur de la santé avec des cas toujours plus marquants : implants et prothèses sur-mesure, orthèses d’un nouveau genre, matériaux biocompatibles. Les hôpitaux, cliniques et laboratoires mettent en place des services dédiés à la technologie. Des praticiens viendront prendre la parole dans cette conférence pour expliquer de manière concrète comment l’impression 3D modifie leur travail ».

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Image d’entête 599684866 @ iStock banderlog

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