Si la majorité des dirigeants et cadres d’entreprise reconnaissent la valeur de l’agilité, très peu d’entre eux adoptent des approches agiles à l’échelle de l’entreprise.

Les entreprises doivent répondre rapidement aux besoins de gestion du changement et d’accélération des performances pour rester compétitives. Ces démarches passent par une approche disciplinée de la réactivité, en un mot par l’agilité.

Cette vision est partagée par 70% des dirigeants et des cadres supérieurs des grandes organisations, dans lesquelles l’agilité est la réponse à l’évolution des conditions d’exercice du business. 75% de ces mêmes cadres vont jusqu’à affirmer que leur entreprise veut se diriger vers l’agilité.

Du rêve à la réalité

Seulement, à regarder de plus près, la place de l’agilité dans l’entreprise est loin d’être celle que l’on veut nous faire croire. Ainsi, ces entreprises ne seraient que 41% à exploiter des méthodes de développement agile pour créer et commercialiser des produits et services.

Le résultat est affligeant :

  • 36% seulement des services de gestion de projets sont considérés comme agiles ;
  • 33% seulement des métiers (dont R&D, ventes, marketing, finance et RH) sont agiles ;
  • 20% des entreprises restreignent les efforts d’agilité aux seules fonction IT…

Pourquoi une telle distorsion entre la volonté affichée et le résultat décevant ?

Cela tient d’abord aux organisations elles-mêmes. 38% des cadres attestent que leurs pratiques sont incompatibles et cloisonnées. La pratique des silos continue de faire des ravages ! Mais ce que ces mêmes cadres pointent en priorité, c’est pour 84% le manque de souplesse, donc justement d’agilité.

Pourtant les attentes sont fortes. Pour les cadres, plus d’agilité permettrait :

  • 65% - D’améliorer la satisfaction client et sa fidélisation ;
  • 51% - De réduire les déraillements et les exercices d’incendie ;
  • 47% - De rendre les processus plus efficaces ;
  • 47% - D’augmenter la visibilité sur l’ensemble de l’organisation.

Les plus grands obstacles à l’adoption de l’agilité

Si la majorité des cadres appellent à la généralisation des pratiques agiles à l’ensemble de l’entreprise, l’agilité opérationnelle est encore loin d’être une réalité. Car entre la volonté et la mise en application, de nombreux obstacles demeurent.

Les plus grandes barrières qui se dressent devant les pratiques agiles sont :

  1. 64% - La complexité de l’environnement ;
  2. 58% - Les obstacles culturels ou politiques ;
  3. 25% - Le manque d’engagement financier sur le changement ;
  4. 25% - Des applications et outils périmés.

Source : rapport « The State of Business Agility 2017 » de CA Technologies

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