L'actualité digitale et Marketing commentée par le CMIT, le Club des directeurs marketing et communication de l’IT.

Avec aujourd’hui : Florence Leroy (@florence_bon), Communications Manager de oodrive, et membre du CMIT (@CMITfr)

1Qui devrait mesurer la performance en marketing numérique ?

Évaluer la performance de la publicité a toujours été une pratique difficile. Avec l’arrivée du numérique, on a pu assister à une certaine démocratisation des données. Malgré cette évolution, l’analyse des résultats en marketing demeure une discipline laborieuse. Source : Infopresse.com
  • Le commentaire de Florence Leroy :
Lors de l’analyse du ROI d’une action marketing, l’annonceur est en effet juge et partie, et sa capacité à étudier objectivement les résultats peut en être altérée. Il existe néanmoins des outils de mesure, développés par des prestataires externes spécialisés, permettant de délivrer des analyses plus objectives que si elles étaient faites sur la base de calculs ou graphiques, délivrés via des tableaux Excel par exemple. Prenons l’exemple d’une entreprise souhaitant analyser sa couverture presse. Il existe aujourd’hui des outils très performants qui vont bien au-delà d’une simple pige quotidienne. Des solutions comme Meltwater, qui renseigne sur les résultats en termes d’impressions notamment. Les impressions sont le nombre de fois où la marque a été au contact de sa cible. Ce chiffre est une valeur absolue que l’on ne peut interpréter pour la porter à son avantage. Surtout qu’il est possible, via des tableaux de bord très précis, d’en analyser la progression, mois par mois, trimestre par trimestre. Difficile dans ces conditions de donner à une diminution de cet indicateur une apparence de succès. Exit le vieil adage selon lequel le seul KPI permettant de mesurer les RP est l’Advertising Equivalent Value (montant de l’équivalent publicitaire d’un article donné) ! Aujourd’hui, les outils de ces plateformes permettent aux entreprises de mesurer divers KPI plus pertinents comme les thématiques couvertes, la répartition des articles par produits ou gammes, par typologie de presse, par pays ou encore par la surface qu’ils occupent dans le support de presse (simple citation ou page dédiée). La performance en Marketing numérique peut donc bel et bien être mesurée par l’annonceur lui-même, sous réserve de s’appuyer sur des outils élaborés par des tiers spécialistes, lui conférant une analyse en toute impartialité !

2Chatbot : laisserez-vous un robot parler pour votre marque ?

Après un retour remarqué en 2016, les chatbots vont se rendre indispensables en 2017. Pourquoi ? Source : Marketing Professionnel
  • Le commentaire de Florence Leroy :
Véritable canal de communication de l’entreprise, le chatbot doit à ce titre s’accorder parfaitement à son discours pour que les publics ciblés reconnaissent la marque et se retrouvent dans une seule et même expérience globale avec elle. L’entreprise doit pour cela s’appuyer sur une charte éditoriale, incluant la composition de traits de style, de messaging et de ton, en cohérence avec le contrat d’expérience proposé par l’entreprise. En effet, les consommateurs étant de plus en plus attachés à une certaine proximité avec les marques, ils cherchent à recevoir un discours cohérent avec l’identité qu’ils perçoivent et les expériences qu’ils vivent. Et le chatbot ne fait pas exception !  Il implique les mêmes prérequis car il s’inscrit lui aussi dans une stratégie d’expérience client.

3DSI et marketing, comment s’aligner ?

Le DSI doit affronter un paradoxe, faire face au marketing qui ne cesse de lui griller la politesse sur la transformation digitale de son entreprise et adopter une stratégie marketing pour valoriser ses offres auprès de sa direction générale, de ses utilisateurs internes et des lignes de métiers chargées de promouvoir l’entreprise auprès de ses clients. Source : IT Social Le commentaire de Florence Leroy : Les nouvelles exigences issues de la transformation digitale à tous les niveaux de l’entreprise impliquent un besoin d’agilité et de vélocité qui n’est pas compatible avec le cycle de gouvernance et de décisions habituellement orchestré par la DSI. Mais plutôt que d’effacer le rôle de cette dernière, il s’agit de le réadapter ! Et ce en repensant son rapport avec le Marketing pour permettre une complémentarité de leurs champs d’action et conserver une dynamique positive pour l’entreprise !

Bien souvent, le département Marketing est le plus technologique de l’entreprise, équipé d’outils permettant par exemple la veille RP, l’automatisation des campagnes d’emailings, l’industrialisation de la diffusion sur les réseaux sociaux, le pôle analytics, la plateforme digitale, etc. Dans la majorité des cas, le Marketing choisit sa propre infrastructure sans l’aide de la DSI. Ayant la main sur le CRM, le web, le digital et l’expérience client… le département Marketing connaît une croissance technologique telle que le budget IT de ce département devient supérieur au budget de la DSI elle-même !

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