Issus du livre blanc "Marketing Stories" réalisé pour le CMIT par Actance en décembre 2016, cette série de "Jaime J'aime pas" met en avant 8 directeurs marketing, membres du CMIT (Club des Directeurs Marketing IT), et leur regard critique sur les campagnes menées dernièrement. 

1Eryk Markiewicz, CMO Oodrive et membre du CMIT

J’aime le courage et la différentiation, la simplicité et l’acceptation du vide. Apple en est le meilleur exemple, leurs messages sont limpides et précis, il faut avoir du courage pour laisser la moitié d’une homepage en blanc ! Je suis un vrai partisan de ce que j’appelle le « courage digital ». @_Eryk_  

2Maxime Baumard, CMO IAdvize

J’aime beaucoup ce que fait Zendesk en matière de marketing : ils ont un vrai sens du détail et leur volonté d’être à la fois beau et performant est exemplaire. J’observe aussi beaucoup ce que fait Salesforce, une vraie machine de guerre ! Sur le registre de l’automatisation je trouve les méthodes employées par IKO très intéressantes et en matière de marketing Video, Wistia est cool. A contrario, pour nous qui participons encore à certains salons, je ne comprends pas comment peut-on encore se satisfaire des hôtesses à l’ancienne sur les stands. @maximebaumard

3Florence Ropion, Directrice Marketing et Communication Dell France et membre du CMIT

J’ai bien aimé la campagne Salesforce.com qui a complètement misé sur les réseaux sociaux en affichant un message porté sur le dynamisme de la marque et la vie de ses employés. Même si de notre côté on peut encore largement progresser, je crois aux marques qui s’humanisent et qui se connectent avec leurs cibles en créant de l’émotion. A contrario, je suis encore surprise de voir des campagnes purement produit / prix. Je pense que ceux qui resteront Product Centric auront du mal à survivre. @florence_ropion

4Elodie Vigneron, Directrice Communication Lengow

J’ai pris l’habitude de beaucoup regarder ce qui se fait en termes de marketing B2C. C’est une vraie source d’inspiration pour nos actions B2B. De ce point de vue, je suis très attentive à des marques comme Michel et Augustin, Airbnb ou encore Redbull.  @EloVigneron  

5Maud Samagalski, Directrice Marketing - Communication HPE et membre du CMIT

J’apprécie les campagnes de communication institutionnelle de E&Y sur les réseaux sociaux, elles sont à la fois épurées et parlantes. Je recommanderais aujourd’hui de ne pas être trop intrusif. Il est nécessaire de bien cibler les campagnes de génération de demandes directes. Cette mécanique tend à saturer le marché et tout le monde y perd. Evidemment, la curiosité est déterminante mais on ne peut pas être « overtargeté » (et je parle d’expérience) au risque de saturer nos clients potentiels. Une autre tendance m’interpelle : la montée des campagnes B2B sur Facebook, réseau social encore très ancré dans la sphère privée dans notre culture. @maudsaga  

6Michel Mariet, Directeur Marketing Oracle et Président du CMIT

Je crois qu’en B2B, dans l’IT, il faut oser. Oser l’émotion, oser le décalage pour se rendre attractif. Dans l’esprit, je trouve certaines campagnes Volvo Trucks très intéressantes, notamment celle de cette petite fille qui télé-guide un camion. Elles vont au-delà de leur registre traditionnel et réussissent à transmettre de l’émotion de manière remarquable en évitant d’effeuiller les fonctionnalités du produit. @MichelMariet  

7Jean-Denis Garo, Directeur Marketing Europe du sud Mitel et Vice-président du CMIT

En 2016, j’ai beaucoup aimé la campagne de menlook.com #MyMenlook. Dotée d’un budget raisonnable, l’entreprise a déployé une campagne cross canal native sur Instagram, avec de nombreux effets ricochets sur les autres médias sociaux  : YouTube, Twitter, etc. Assez fan de l’aspect esthétique du flatplay, j’ai apprécié l’appel à des influenceurs instagramers pour toucher les communautés et réaliser un fi lm en stopmotion. J’ai surtout aimé l’engagement des utilisateurs grâce à un jeu concours, une « voice of customer » importante tant la recommandation prend le pas sur la parole de la marque. Globalement, associer des utilisateurs, des influenceurs et des marques partenaires garantissait le succès de cette campagne BtoB. A contrario, je ne suis pas fan des campagnes qui s’incarnent autour d’une égérie, tant l’implication de ces égéries ne semble pas portée par le partage de valeurs avec la marque. Son usage masque souvent un manque d’imagination. De nos jours, les égéries sont très loin de l’esprit des muses de créateur, à l’image de ce que fut Loulou de la Falaise pour Yves Saint Laurent. Les égéries courent les contrats, brouillent les images ; il est dès lors difficile de croire en leur sincérité, qui ne dure souvent que le temps d’une campagne. @JeanDenisG  

8Michaël Rolland, Directeur Marketing Econocom et membre du CMIT

Déformation professionnelle de cursus ingénieur, je respecte tout particulièrement le marketing expert. Expert dans le métier de marketing bien entendu, mais surtout expert dans son coeur de métier. L’attention portée aux détails est ce qui fait la différence entre l’excellence et la médiocrité d’un parcours client. Dans le service IT, nous vendons de l’expertise, nos clients doivent en conséquence le respirer dans chaque pixel d’interaction avec notre marketing B2B. @Digital_Mika
Le livre blanc est disponible ici

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